Bienvenue sur le site de la paroisse orthodoxe

1 bis et 3 rue de la Crèche – 35000 RENNES


SAINT-NECTAIRE D’ÉGINE,
TOUJOURS ACTUEL

Cent ans après son endormissement dans le Seigneur, saint Nectaire d’Egine, l’un des deux patrons de la paroisse, reste bien actuel puisque, comme nous l’apprend le site le site orthodoxie.com , un film lui sera bientôt consacré. A cette occasion, le Patriarche d’Alexandrie a reçu la réalisatrice comme l’un des acteurs du film. Est également présent dans la distribution, Jonathan Jackson, un acteur de confession chrétienne orthodoxe très engagé pour mettre le cinéma au service de la foi, comme on pourra en juger en suivant les liens le concernant en fin d’article.

 

Le patriarche d’Alexandrie Théodore II a rencontré Yelena Popović, régisseur et scénariste du film « Man of God » (« L’homme de Dieu »), qui a pour sujet S. Nectaire d’Égine, et qui est en cours de tournage en Grèce, auquel participent des acteurs de différents pays. Au cours de la rencontre, qui a eu lieu au metochion du Patriarcat d’Alexandrie à Athènes, le patriarche d’Alexandrie Théodore a donné sa bénédiction à la scénariste du film qui sortira sur le grand écran. À cette occasion, le patriarche a reçu des informations sur le scénario et le tournage du film. Il a déclaré que celui-ci paraissait au moment le plus opportun, du fait qu’en novembre 2020 sera célébré le centième anniversaire du trépas du saint. Le patriarche a rappelé que le Patriarcat d’Alexandrie accomplira cette année nombre de manifestations en la mémoire du grand saint, dont la vie fut liée avec le Patriarcat. Le patriarche Théodore a écouté avec beaucoup d’intérêt les informations, a demandé quels étaient
les différents acteurs et leur rôle. Il a également mentionné que, chaque fois qu’il séjournait à Athènes, il passait beaucoup de temps dans la chapelle du métochion, où se trouve l’icône du saint. Le film décrit la vie du saint jusqu’au moment de son trépas. L’Américaine d’origine serbe Yelena Popović a raconté comment lui était venue l’idée de ce film. En 2012, lors d’un voyage de Serbie à Los Angeles, elle lut la vie de saint Nectaire et c’est ce qui l’inspira à écrire le scénario sur lequel est basé le film. Les prises de vues ont lieu dans les différents lieux où vécut le saint, notamment l’île d’Égine et l’hôpital où il décéda. Il y a parmi les acteurs Mickey Rourke, l’acteur russe Alexandre Petrov, de nombreux acteurs grecs connus, comme par exemple Aris Servetalis, qui joue le rôle de saint Nectaire, Nikitas Tsakiroglou, Gerasimos Skiadaresis, Yannis Stankoglou et d’autres. L’acteur d’Hollywood Jonathan Jackson , que l’on a déjà pu apprécier à propos d’unfilm court sur Joseph l’Hésychaste, et par ailleurs cinq fois récipiendaire des « Emmy Awards » joue dans le film un rôle important lié à saint Nectaire.

Source

 

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Dimanche 2 février 2020 :

la Sainte Rencontre de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ

Évangile de la fête (Lc 2, 22-40)

Quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie emmenèrent Jésus à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, – suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur : « Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur, » – et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur. Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu’il ne mourrait point avant d’avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint au temple, poussé par l’Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu’ordonnait la loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit : « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur S’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, Salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations, Et gloire d’Israël, ton peuple ». Son père et sa mère étaient dans l’admiration des choses qu’on disait de lui. Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère : « Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l’âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées ». Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était fort avancée en âge, et elle avait vécu sept ans avec son mari depuis sa virginité. Restée veuve, et âgée de quatre-vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple, et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière. Étant survenue, elle aussi, à cette même heure, elle louait Dieu, et elle parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent accompli tout ce qu’ordonnait la loi du Seigneur, Joseph et Marie retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville. Or, l’enfant croissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Tropaire de la fête

 Réjouis-toi, pleine de grâce, / Vierge Mère de Dieu, / car de toi s’est levé le Soleil de justice, / le Christ notre Dieu, / qui illumine ceux qui sont dans les ténèbres ; / réjouis-toi aussi juste vieillard, / qui as reçu dans tes bras le libérateur de nos âmes, // Celui qui nous donne la Résurrection.

Méditation du Père Lev Gillet

D’après la loi de Moïse (Lv 12, 2-8), la mère d’un enfant mâle devait, quarante jours après la naissance, présenter l’enfant devant le tabernacle et offrir en holocauste, comme purification « de son flux de sang », soit un agneau soit une paire de colombes ou de pigeons. La présentation d’un enfant premier-né avait aussi le sens d’un rachat, car tout premier-né, aussi bien animal qu’humain, était considéré comme appartenant à Dieu (Nb 18, 14-18). Marie et Joseph obéirent à ce précepte de la loi. Ils apportèrent au Temple Jésus qui fut béni par le vieillard Siméon et reconnu comme sauveur par la prophétesse Anne. C’est cet événement que nous célébrons dans la fête du 2 février.

 

Aux vêpres de la fête, le soir du 1er février, on lit trois leçons de l’Ancien Testament. La première (Ex 13, 1-16) formule les préceptes relatifs à la circoncision et à la purification, mis dans la bouche de Dieu parlant à Moïse. La deuxième (Is 6, 1-12) décrit la vision des séraphins aux six ailes par Isaïe et la manière dont un des séraphins, avec un chardon ardent, purifia les lèvres du prophète ; ce passage a vraisemblablement été choisi à cause de quelques paroles qui pourraient symboliquement préfigurer la venue du Christ dans le Temple : « Les gonds du seuil vibraient… et le Temple se remplissait de fumée… et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur des Armées ». La troisième leçon (fragments du chapitre 19 d’Isaïe) ne se comprend bien que si on lit le chapitre tout entier : on voit alors que la venue du Seigneur en Égypte, la destruction des idoles égyptiennes en sa présence, et son adoration pas les Égyptiens peuvent s’appliquer à la révélation que le Christ a faite de lui-même aux païens, (« lumière pour éclairer les nations », comme dit le cantique de Siméon.) L’évangile lu à matines (Lc 2, 25-32) est un abrégé de celui qui est lu à la liturgie (Lc 2, 22-40) et qui relate la présentation de Jésus au Temple. L’épître de la liturgie (He 7, 7-17), parle de Melchisedek rencontrant Abraham ; déjà Lévi a payé la dîme à Melchisedek « en la personne d’Abraham… car il était dans les reins de son aïeul… » ; le sacerdoce aaronique rendait ainsi hommage au sacerdoce éternel ; de même, pouvons-nous inférer de ce texte, que le Temple de Jérusalem, en la personne de Siméon qui accueille et bénit Jésus, rend hommage au sacerdoce du Christ. On sait que le cantique de Siméon, « Laisse maintenant, Seigneur, ton serviteur s’en aller en paix », est devenu un élément de l’office divin quotidien, à Rome comme à Byzance. La phrase de Siméon [2] à Marie, « un glaive te transpercera l’âme… », jette un rayon de lumière sur le mystère de la participation de la Très Sainte Vierge à la Passion de son Fils.

 

« Allons, nous aussi… à la rencontre du Christ et accueillons-le, ornez votre chambre… et recevez le Christ Roi… Et accueillez Marie la porte du ciel ». Ces chants de la fête de la Présentation s’appliquent aussi à notre âme. Chaque âme devrait être un Temple de Dieu, où Marie apporte Jésus. Et chacun de nous, comme Siméon, devrait prendre l’enfant dans ses bras et dire au Père : « Mes yeux ont vu ton salut ». La prière de Siméon, « laisse ton serviteur s’en aller en paix », ne signifie pas seulement que celui qui a vu Jésus et l’a tenu dans ses bras peut maintenant quitter cette vie, mourir en paix. Elle signifie encore pour nous que, ayant vu et touché le Sauveur, nous sommes délivrés de la servitude du péché et nous pouvons nous éloigner en paix du royaume du mal.

 

(Extrait du livre « L’An de grâce du Seigneur », signé « Un moine de l’Église d’Orient », Éd. du Cerf, 1988)

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Vie de saint Basile le Grand   

1. Sa famille

Basile naquit en 329 à Césarée, capitale de la Cappadoce (centre de la Turquie, pays très rude aux hivers rigoureux). Son père, Basile l’Ancien, rhéteur à Néocésarée dans le Pont, et sa mère Emmelie appartenaient à des familles profondément chrétiennes. Les grand parents paternels de Basile avaient vécu sept ans dans le maquis, abandonnant leurs biens à la confiscation, pendant la persécution de Dioclétien. Les parents de Basile eurent dix enfants : cinq filles dont l’aînée Macrine, cinq fils dont trois furent évêques, l’aîné Basile, Grégoire (futur évêque de Nysse) et Pierre (futur évêque de Sébaste).
Plusieurs membres de la famille seront vénérés comme saints : Basile, sa grand-mère paternelle Macrine, sa mère Emmelie, sa sœur Macrine, et ses deux frères Grégoire et Pierre.
La santé de Basile fut toujours très fragile (il mourut avant d’avoir cinquante ans).

2  –  Son éducation

Basile doit à sa grand-mère sa première formation chrétienne. Elle se souvenait de l’enseignement de Grégoire le Thaumaturge, disciple d’Origène et évangélisateur de la Cappadoce.
Il fit ses études à Césarée, à Constantinople et enfin à Athènes où il demeura cinq ans et se lia d’une étroite amitié avec Grégoire de Nazianze qu’il avait déjà connu à Césarée. (Il y rencontre aussi Julien, le futur empereur). Il est, nous dit-on, un étudiant « réservé et pensif ». Revenu dans sa ville natale, Basile y occupe une chaire de rhétorique. Il ne résiste ni aux tentations de l’orgueil ni aux attraits du monde, mais les remontrances de sa sœur Macrine produisirent en Basile une véritable conversion.

« Je me réveillai comme d’un profond sommeil, j’aperçus la lumière admirable de la vertu de l’Évangile,… je déplorai avec une extrême douleur la misérable vie que j’avais menée jusqu’alors. Dans cet état, je désirai un guide qui me conduisît et me fît entrer dans les principes de la piété… je lus donc l’Évangile et je remarquai qu’il n’y a pas de moyen plus propre d’arriver à la perfection que de vendre son bien, d’en faire part à ceux de nos frères qui sont pauvres, de se dégager de tous les soins de cette vie, de telle sorte que l’âme ne se laisse troubler par aucune attache aux choses présentes ». Lettre 223, 2

3. Sa vie ascétique

Basile fut alors baptisé vers 357. Sous l’influence de sa sœur Macrine, Basile embrasse donc la vie évangélique. Déjà en 352, sa mère et sa sœur Macrine vivaient en ascètes dans leur propriété d’Annesi au bord de l’Iris tandis que son frère Naucratios dirigeait sur l’autre rive un hospice pour vieillards (il mourra d’un accident de chasse). C’était l’idéal d’Eusthate de Sébaste que cherchait à réaliser la famille de Basile.
Basile entreprit un voyage de deux ans parcourant l’Orient, à la recherche de maîtres d’ascétisme. Puis il revint dans la région du Pont et s’établit à Annesi aux portes de Néocésarée dans un lieu sauvage. Il y vivra cinq ans, c’est de là qu’il écrit à son ami Grégoire la fameuse Lettre 2 (premier essai de programme de vie ascétique). Grégoire viendra le rejoindre quelque temps et collationnera avec lui des textes d’Origène. Basile mène avec des compagnons la vie cénobitique conforme à l’idéal évangélique organisant une vie de prière, d’étude et de travail manuel.

4. Le collaborateur de l’évêque Eusèbe

Basile, qui déjà était lecteur, est ordonné prêtre en 364 par l’évêque Eusèbe de Césarée. À la suite d’une brouille avec l’évêque que l’on suppose avoir été jaloux, il retourne à sa solitude mais l’évêque Grégoire de Nazianze, père de son ami Grégoire déjà prêtre depuis deux ans, et l’évêque Eusèbe lui-même le rappellent à Césarée car « la vérité est en péril ». L’empereur Valens élu en 364 est arien et il est urgent de s’opposer aux évêques ariens de la suite de Valens. Basile se fait le collaborateur dévoué d’Eusèbe tant dans les luttes doctrinales que dans sa charge pastorale.
En 368, la famine désole la Cappadoce. Basile vend ses terres et distribue des vivres au peuple, aux enfants tant juifs que chrétiens. Voici un extrait d’une homélie prononcée alors :

« Si ta subsistance se réduit à un seul pain, et qu’un pauvre se tienne à ta porte, tire de ton garde-manger cet unique pain et le prenant dans tes mains, élève-le vers le ciel et dit : « Seigneur, le pain que tu vois est le seul qui me reste et le péril est manifeste. Mais je fais passer ton précepte avant mes intérêts et, de ce peu, je donne à mon frère qui a faim, donne, toi aussi, quelque chose à ton serviteur en péril. Je connais ta bonté, je me confie en ta puissance, je sais que tu ne diffères pas longtemps tes bienfaits mais que tu les répands quand tu veux ! » Homélie 8, en temps de sécheresse et de famine.

Basile réforme aussi la liturgie de Césarée.

5. L’épiscopat

En 370, l’évêque Eusèbe meurt et Basile lui succède dans sa charge malgré une vive opposition que dissipe le vieil évêque Grégoire de Nazianze. Basile multiplie les démarches, en pleine crise arienne, pour l’unité de l’Église.

« Les factions hérétiques sont en train de piétiner l’Église ». Lettre 19

« Toute l’Église se désagrège, elle se déchire partout comme un manteau usé ». Lettre 82 à Athanase

Il continue de vivre en ascète : deux disciples d’Eusthate lui sont prêtés comme « garde sainte de son âme », secours fraternel et signe de communion dans la charité.
À l’Épiphanie de 372 se place l’entretien célèbre où Basile s’oppose au préfet Modeste qui exige, au nom de l’empereur que Basile renonce à la foi de Nicée et répudie le mot consubstantiel(homoousios). C’est vers la même époque que Basile eut à subir les soucis et les vexations que lui causèrent le partage de la Cappadoce. C’est à la suite de ce morcellement qu’il nomme son frère Grégoire évêque de Nysse et son ami Grégoire qui le prendra très mal, évêque de Sasimes. En 374, Basile peut inaugurer le quartier épiscopal, cité de la charité (hospice, hôtelleries, léproserie) qui fut nommé au Ve siècle la Basiliade. « L’idée d’hospitaliser les étrangers et les pauvres n’était pas nouvelle. Dès le règne de Constantin, on signale des xénodochia (hôtels pour étrangers) fondés dans la capitale. Julien dans son désir de rivaliser avec les « impies galiléens » (les chrétiens qu’il nommait ainsi) voulait avoir des refuges et des hospices ».
Basile fut calomnié dans sa foi. À Rome, le pape Damase le soupçonnait d’hérésie.

« La dépression que tout ceci m’occasionne est la cause principale de mon mauvais état de santé. Mon indisposition revient continuellement en raison de l’excès de ma peine. Lettre à Eusèbe de Samosate

« Puissé-je enfin me trouver en face d’une accusation et non d’une diffamation ! » Lettre 204

C’est pour se défendre et proclamer sa foi que Basile écrit le Traité du Saint-Esprit. En 375, il consomme sa rupture avec l’évêque Eusthate de Sébaste. En 378, l’empereur Valens meurt et la fin de la tyrannie arienne est proche. Mais Basile meurt peu après, le 1er janvier 379, en prononçant ces mots : « Seigneur, je remets mon âme entre tes mains ».

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Les 9 et 10 novembre, FÊTE PAROISSIALE :

NB : Ce compte-rendu est le témoignage de personnes directement associées aux célébrations des 9 et 10 novembre à la paroisse de Rennes et présentes sur place sur la totalité des celles-ci. Nous espérons que les lecteurs sauront valoriser l’information de proximité.

La paroisse a fêté, comme chaque année, les deux saints à la protection desquels elle est confiée, saint Nectaire d’Égine et saint Jean de Cronstadt, deux saints de notre temps dont l’office a pu souligner à quel point les cheminements respectifs présentaient des traits communs, comme autant de ressources pour notre communauté de fidèles et pour l’Église aujourd’hui.
Samedi 9, à 18h, les grandes vêpres, enrichies d’une litie, ont permis d’associer l’invocation à ces saints, « luminaires pour l’Église », à la proclamation dominicale de la Résurrection. Le lendemain dimanche s’est ouvert par un office de matines dont les hymnes reflètent la vie et l’enseignement des deux saints. C’est au cours de cette célébration que s’est effectuée l’entrée de Mgr Maxime de Mélitène, venu honorer cette fête paroissiale de sa présence.
Il a présidé la divine liturgie, entouré par le Père Yannick Provost, recteur de la paroisse, et par le diacre Théophile Vitalis. La célébration, principalement en français, a cependant alterné avec des parties en grec. Le tropaire à saint Nectaire a d’ailleurs été chanté en grec et en arabe, au milieu de nombreux fidèles de toutes origines.
Mgr Maxime, intervenant en anglais, s’est adressé à l’assemblée à la fin de la liturgie dans le cadre d’une monition au cours de laquelle il est revenu sur les épreuves subies par saint Nectaire qui dut quitter Alexandrie pour revenir en Grèce, suite aux accusations calomnieuses dont il fut l’objet. Mgr Maxime, avec un à-propos spirituel remarqué, a rappelé que Nectaire, plutôt que de répondre à ses accusateurs avec les moyens du monde, qui eussent aussi été les armes du démon, avait choisi le silence et l’humilité, préférant par là la voie de l’Évangile. Au moment de donner la bénédiction, Mgr Maxime a transmis les salutations de Mgr Emmanuel, empêché pour raison de santé. Des vœux de longues années ont conclu la célébration.
Après le café et les agapes, Mgr Maxime, répondant aux questions des fidèles, a d’abord évoqué les noms des sièges épiscopaux donnés aux évêques du Patriarcat de Constantinople. Pour sa part, il se réjouit que plusieurs évêques des premiers siècles dont le siège était à Mélitène (aujourd’hui Malatya, principalement musulman) aient été canonisés. Il a ensuite étendu sa réponse en la reliant aux problématiques de coexistence avec les évêchés catholiques romains et de nouveaux territoires sur lesquels l’Église ancienne n’était pas encore implantée. Ensuite, il a développé le lien entre les traditions, parfois extra-liturgiques, propres à chaque groupe ethnique du fait de ses origines, et l’appartenance à l’Eglise Une, s’appuyant notamment pour cela sur son expérience pastorale aux USA. Sans sous-estimer l’importance des premières, qui peuvent subsister deux ou trois générations dans des communautés issues de l’immigration, et qui peuvent s’exercer dans le cadre d’associations culturelles, il a affirmé que l’avenir de l’Orthodoxie devait se trouver dans l’implantation locale actuelle, c’est-à-dire là où l’Orthodoxie est déjà présente. Mgr Maxime a regretté que les évêques soient parfois plus attachés à ces questions ethniques que les fidèles eux-mêmes.
A partir de là, il a conclu sur le souhait du Patriarcat de voir progressivement se généraliser, au moyen de l’autocéphalie, cette implantation de l’Église locale. Puisque le Concile de Crète (2016) qui aurait pu régler cette question quant à l’adoption de procédures admises par tous, n’a pas permis ce développement, plusieurs Églises n’ayant pas voulu y participer, dont celle de Moscou, Mgr Maxime a réaffirmé le rôle premier que devait jouer le Patriarche de Constantinople par rapport à l’ensemble des Églises, en attendant qu’un Concile se saisisse de ces questions. Il a comparé ce fonctionnement à celui d’un monastère, dans lequel tous les membres sont également moines, mais où l’higoumène jouit d’une capacité particulière dans l’application de la règle.
Mgr Maxime devant rentrer à Paris, il a quitté la paroisse rennaise vers 15h.
S’est alors déroulée l’assemblée générale extraordinaire qui avait été convoquée pour cette date et portant comme ordre du jour principal la révision des statuts de l’association cultuelle.
Outre une mise à jour rendue nécessaire par l’évolution de la composition des membres de laparoisse, qui a fait l’objet d’un vote global unanime, un vote séparé a eu lieu quant au maintien de la paroisse au sein du Patriarcat de Constantinople et donc au remplacement de la mention de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, 12, rue Daru 75008 Paris, par celle de la Métropole Orthodoxe de France 7, rue Georges Bizet 75116 PARIS.
L’assemblée générale extraordinaire, dont le procès-verbal est consultable via ce lien, s’est terminée, après diverses remarques, à 16h.

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Comme chaque année, la paroisse orthodoxe de Rennes saint Nectaire d’Égine (+1920) et saint Jean de Cronstadt (+1908), célèbrera sa fête paroissiale en l’honneur de deux saints du 20e siècle (canonisés, pour le premier en 1961 et, pour le second, en 1964-1990), sous la protection desquels elle est placée. Si l’un et l’autre proviennent d’horizons différents, les deux sont bien
complémentaires.
Voulant honorer à égalité ces deux saints, fêtés respectivement les 9 novembre et le 20 décembre, cette fête est traditionnellement placée en novembre, du fait, le mois suivant, de la proximité de la Nativité du Seigneur et du carême qui précède cette solennité.
On trouvera, via les liens sous les icônes, une présentation de la vie de chacun de ces saints.

            St Nectaire d’Egine                                                Saint Jean de cronstadt

                                   

 (texte complet, ici)                                                        (TEXTE COMPLET, ICI)
  

Tropaire à saints Nectaire et Jean – ton 3

Vous avez trouvé la foi véritable, trois fois bienheureux Nectaire et Jean, Colonnes de l’Orthodoxie apparues en nos temps, vous avez brillé de l’Orient à l’Occident, pères saints, suppliez Dieu de nous accorder Sa grande miséricorde. 

Kondakion à saints Nectaire et Jean – ton 3

Le Seigneur en ces derniers temps nous a envoyé Nectaire et Jean, pour paître le troupeau, ramener les brebis égarées ; chantres de la Trinité, vous l’avez glorifiée, maîtres de piété, vous nous avez édifiés, aussi nous vous chantons : Réjouissiez-vous, ô Père saints.

                                                   

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« Le Seigneur nous appelle tous, par l’incorruptibilité de son bon pasteur,

à rester les enfants fidèles de l’Église orthodoxe ».

Samedi 12 et dimanche 13 octobre, la paroisse commémorera, en plus de la Résurrection du Seigneur et les Pères du 7e Concile œcuménique, la mémoire de saint Alexis d’Ugine (1867-1934).

Placée sous la protection de deux saints du 20e siècle, la paroisse est également sensible au témoignage de ce grand saint, assez proche chronologiquement et géographiquement. D’autant que s. Jean de Cronstadt, que s. Alexis a rencontré, a eu une influence déterminante sur son cadet.

                                    

Nous vous proposons de retrouver une présentation complète de son existence terrestre via ce lien.

Voici le début de cette présentation.

Alexis Medvedkov naît le 1er juillet 1867 dans un village du nord de la Russie, Fomistchevo, dans le district de Viazma. Jean Medvedkov, son père, est prêtre de campagne et sa mère s’appelle Léonille. Très tôt après la naissance d’Alexis, le père Jean meurt : la famille se retrouve dans la misère. C’est ainsi que grandit l’enfant de Dieu, apprenant la patience dans les difficultés de la vie dès son plus jeune âge.

Comme tous les fils des membres du clergé de l’époque, il suit d’abord le cursus de l’école ecclésiastique, puis il étudie au séminaire de Saint-Pétersbourg. Il en sort en 1889, sans avoir au demeurant révélé de très brillantes capacités. Il n’a jamais eu d’autre perspective pour son avenir que celle du sacerdoce. Aussi, à la fin du séminaire, la question de la prêtrise se dresse devant lui avec force. Or la crainte de Dieu qui l’étreint et la conscience de son indignité l’empêchent de faire le pas décisif. En attendant, pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa mère, il cherche une place de premier chantre dans une église de la région. En effet Dieu l’a doué d’une oreille musicale et d’une belle voix de basse. Il doit accomplir de nombreuses démarches avant d’aboutir enfin à l’église de Sainte-Catherine, sur l’île Vassilievsky, où il reçoit la charge de lecteur. Là, il sert l’Église pendant environ cinq ans. C’est à cette même époque qu’il se marie.

La douceur et la modestie du lecteur Alexis attirent à lui l’affection et l’amitié de ceux qui l’entourent. Beaucoup le pressent de recevoir le sacerdoce. Lui-même, depuis toujours, nourrit ce désir, cependant la grandeur et la sainteté de ce chemin effraient encore le futur pasteur. Finalement, il décide de s’en ouvrir au père Jean de Cronstadt, dont l’influence spirituelle s’étend sur toute la Russie. Le peuple vient en foule pour le voir, lui demander conseil, se confesser et se faire guérir. Alexis aussi a une profonde vénération pour le père Jean et assiste volontiers à ses liturgies inspirées. Leur rencontre se révèle décisive : le saint pasteur de Cronstadt écoute Alexis, l’incite à aller de l’avant et l’encourage : « C’est une bonne chose que tu aies la crainte de Dieu ». Alexis formule donc sa requête auprès du Métropolite Palladius de Saint-Pétersbourg et Ladoga. Il devient diacre la veille de Noël 1895 et deux jours après, en la synaxe de la fête de la Mère de Dieu, il est ordonné prêtre. Il a alors vingt-huit ans. Le 2 janvier 1896, son Métropolite lui assigne la paroisse de la Dormition de la Mère de Dieu à Vrouda, situé à 95 kilomètres de Saint-Pétersbourg.

(texte complet, ici) 

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Chers Frères et Sœurs en Christ,

Chaque 1er septembre, nous célébrons le début de l’année liturgique. Ce qui donne à l’Église et aux fidèles l’occasion à la fois de rendre fidèlement grâces à Dieu pour sa Création, et de continuer à invoquer le Créateur pour la protection de celle-ci.

Cette année, compte tenu des circonstances présentes, un appel émanant de jeunes orthodoxes nous demande un effort de ferveur dans notre prière à cette occasion. (voir document ci-joint)

Nous demandons donc à toutes celles et tous ceux qui le peuvent et le souhaitent, de s’unir dans la prière, où qu’ils ou elles soient, dimanche 1er septembre, en utilisant le texte ci-dessous, que l’on peut par exemple faire précéder du Psaume 103, qui ouvre habituellement la célébration des vêpres.

Bien fraternellement en Christ,

+ Père Yannick

Document joint (cliquez pour ouvrir le document : « lettre ouverte »)

Prière pour la Terre

Béni es-tu, Seigneur, Dieu tout-puissant, qui as créé le ciel et la terre avec toute leur splendeur, qui as illuminé le jour par la clarté du soleil et la nuit par les lueurs du feu, Créateur de toute chose, tu as façonné l’homme à partir de la terre et tu ne l’as pas abandonné malgré sa trahison, mais tu l’as recréé par le sang précieux de ton Fils unique !

Regarde du haut du ciel, Dieu, et entends les gémissements de la Terre : arbres et buissons disparaissent, animaux et oiseaux s’éteignent à cause des iniquités des humains. C’est pourquoi, nous nous prosternons devant toi avec contrition et nous te supplions : ne laisse pas le monde sombrer dans la destruction, ne nous abandonne pas malgré nos iniquités, mais incite les fils des hommes, pleins de déraison, à la conversion et accorde-leur le salut, ainsi qu’à toute la création qu’ils tiennent sous leur domination.

Béni es-tu, Seigneur, qui, du temps de Noé, as lavé le péché des hommes par l’eau, donne-nous les flots des larmes pour purifier nos immondices et nous détourner des actes mauvais, de la cupidité et de l’injustice, afin que nous soyons de dignes intendants de ton patrimoine.

Béni es-tu, Seigneur, Dieu tout-puissant, qui, du temps de Lot, as consumé les impuretés de Sodome et de Gomorrhe et as purifié la Terre promise, suscite la conversion des esprits et des cœurs rebelles et pervers, afin qu’ils découvrent ta voie.

Béni es-tu, Seigneur, Dieu tout-puissant, qui, par la venue de ton Fils bien-aimé, as renouvelé et purifié toute la création ! Accorde aux hommes la foi, afin qu’ils puissent te rendre grâce, à toi, à ton Fils unique et à ton Esprit Consolateur et que les humains, tous les êtres vivants et les éléments de l’univers glorifient le Nom vénérable et magnifique de la Sainte Trinité, pour les siècles des siècles. Amen.

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Nous vous remercions de prier le Seigneur, ami des hommes, d’accueillir dans sa demeure l’âme de sa servante défunte  Anastassia Roberti et la fasse reposer avec les justes, là où il n’y a ni douleur, ni tristesse, ni gémissement, mais la vie éternelle. 

En Christ,

                                          

                        Un office de pannychide sera célébré autour du corps de Stassia à l’église,                            le  mercredi 21 août à 18h.

Jeudi 22, l’église sera ouverte de 16h à 19h pour celles et ceux qui souhaitent venir prier autour du corps de Stassia
Un office de Pannychide sera célébré vendredi 23 à 18h00

La Divine Liturgie sera célébrée samedi 24 août à 9h, suivie des funérailles à 10h.

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Week-end de prière et de formation au chant liturgique orthodoxe à Rennes

« Voyez qu’il est bon, qu’il est doux, d’habiter en frères tous ensemble » dit le Psalmiste. Ce cantique des degrés (Ps. 132, 1) semble tout indiqué pour qualifier, en ce 4e dimanche de Carême, alors que l’Église fait mémoire de saint Jean … de l’Échelle, le weekend de formation au chant liturgique qu’ont généreusement animé Natacha et Elie Korotkoff, chefs de chœur de la paroisse de Colombelles (Calvados).

Le programme consistait d’une part à assurer les offices de samedi et dimanche mais surtout préparer ceux qui seront proposés à Rennes pour la Semaine sainte et Pâques. Des vêpres priantes ont donc été célébrées le samedi, de même que, le dimanche matin, un fervent office des typiques, auquel ont d’ailleurs pu assister quelques paroissiens venus prier pour l’occasion. De quoi rappeler que le patrimoine de l’Église appartient à tous et n’est pas qu’une affaire de spécialistes.

Si le travail a été des plus sérieux, la bonne humeur n’a jamais quitté le groupe. Un déjeuner fraternel, où chacun avait préparé pour tous des recettes choisies, a d’ailleurs permis dimanche d’approfondir les contacts.

Renouvelons à Natacha et Elie nos remerciements pour leur disponibilité et leur sens pédagogique. Sachons également rendre grâces pour tous ces partages dont chacun a pu profiter et qui nous ont déjà placés concrètement dans la montée vers Pâques.

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Discours catéchétique en ouverture du Saint et Grand Carême 2019 de Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique Bartholomée

Par la grâce de Dieu dispensateur de tout bien, nous sommes parvenus encore une fois au saint et grand Carême, l’arène des combats ascétiques, pour nous purifier dans la prière, le jeûne et l’humilité avec la coopération du Seigneur ; pour nous préparer aussi à vivre en Dieu les saintes Souffrances et fêter la glorieuse Résurrection du Christ Sauveur.

Dans un monde marqué de multiples confusions, l’expérience ascétique de l’orthodoxie est un capital spirituel très précieux, une source intarissable pour y puiser la connaissance de Dieu et de l’humain. L’ascèse bénie, dont l’esprit imprègne tout notre mode de vie – « le christianisme est ascétisme » – n’est pas un privilège réservé à un petit nombre ou à des élus ; c’est un bien commun, une bénédiction commune et une vocation commune pour tous les croyants sans exception. Les combats ascétiques ne sont certes pas un but en soi ; le principe « l’ascèse pour l’ascèse » n’est pas valable. L’objectif est de transcender sa propre volonté et l’ « affection de la chair ». C’est recentrer sa vie, passer du désir et du « droit » individuel à l’amour « qui ne cherche pas son propre intérêt », conformément à l’exhortation biblique : « que nul ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui » .

C’est cet esprit qui prévaut dans la marche historique séculaire de l’orthodoxie. Dans le Nouvel recueil de citations de saintes moniales, on trouve une merveilleuse description de cet ethos qui renonce à « soi » au nom de l’amour : « Des ermites se sont présentés à sainte Sarah qui leur a remis un panier avec des aliments de première nécessité ; les pères ayant laissé tout ce qui était bon, n’ont mangé que ce qui était pourri. La vénérable Sarah leur a dit : « Vous êtes des vrais ermites » . Cette compréhension, cet usage sacrificiel de la liberté est étranger à notre temps qui assimile la liberté à des revendications individuelles et à l’insistance sur ses propres droits. Notre contemporain « autonome » ne mangerait pas les fruits pourris, mais les bons fruits et il serait certain que, de la sorte, il exprime sa liberté et en use de façon véritable et responsable.

Là réside la valeur suprême que représente pour notre contemporain la conception orthodoxe de la liberté. Il s’agit d’une liberté qui n’exige pas, mais partage, qui ne revendique pas, mais se sacrifie. Le croyant orthodoxe sait que l’autonomie et l’autosuffisance ne libèrent pas l’homme du fardeau qui le retient captif : l’égo, la réalisation par soi et l’autojustification. « C’est pour que nous soyons vraiment libres que Christ nous a libérés » ; or, la liberté mobilise les forces créatives de l’être humain, se réalise en tant que refus de se confiner, en tant qu’amour inconditionnel et communion de vie.

L’ethos ascétique orthodoxe ne connaît ni divisions ni dualismes ; il ne rejette pas la vie, mais la transforme. Le dualisme et le rejet du monde ne sont pas des conceptions chrétiennes. Le véritable ascétisme est lumineux et charitable. Ce qui caractérise la conscience de soi orthodoxe, c’est que la période du jeûne est imprégnée d’une joie faite de croix et de résurrection. Les combats ascétiques des orthodoxes, de même que notre spiritualité et notre vie liturgique, dans son ensemble, exhalent le parfum, rayonnent la lumière de la Résurrection. La Croix est au centre de la foi orthodoxe sans être l’ultime point de référence de vie de l’Église. Ce qui l’est, c’est la joie ineffable de la Résurrection dont la Croix est le chemin qui y mène. Il s’ensuit que, durant la période du grand Carême aussi, la quintessence vécue des orthodoxes demeure l’aspiration à la « résurrection commune ».

Vénérables frères et enfants dans le Seigneur, souhaitez et priez Dieu de nous assister, par l’intercession de la sainte Mère-de-Dieu et de tous les saints ; nous permettre de courir le long stade du saint et grand Carême de façon christique et agréable au Christ, pratiquant – dans la joie et l’obéissance à la règle de la tradition ecclésiastique – l’« épreuve commune » du jeûne destructeur des passions, assidus à la prière, aidant les souffrants et les nécessiteux, pardonnant mutuellement, et « rendant grâce en toute circonstance » , afin de vénérer dans la foi les « saintes, salvatrices et effrayantes Souffrances » et la Résurrection vivifiante de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ, à Qui appartiennent gloire, puissance et action de grâce dans les siècles des siècles. Amen.

Saint et Grand Carême 2019

† Bartholomaios de Constantinople fervent intercesseur devant Dieu de vous tous.

Discours catéchétique en ouverture du Saint et Grand Carême 2019 de Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique Bartholomée

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Semaine de l’unité des chrétiens 2019

mardi 22 janvier à l’église St Benoit (métro triangle) à 20h30

samedi 26 janvier à 18 h célébrations des vêpres orthodoxes – rue de la crèche

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Message de Noël 2018 de Son Éminence l’Archevêque JEAN de Charioupolis

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Questions à propos de la situation actuelle de l’archevêché, suite à la décision du Patriarcat (28/11/2018)

Réunion de la communauté paroissiale, samedi 8 décembre 2018, de 16h à 18h, avant l’office de vêpres.

Chers Frères et Sœurs en Christ,

Peut-être avez-vous entendu parler, d’une façon ou d’une autre, de la toute récente décision du  patriarche Bartholomée et du Saint-Synode de l’Église de Constantinople de mettre fin à l’existence de l’archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, archidiocèse auquel appartient notre paroisse rennaise.

Vous trouverez, pour votre information, en pièces jointes (cliquez sur les liens suivants) ,le communiqué du Saint-Synode ainsi que le communiqué du Conseil de l’archevêché.

Monseigneur Jean a invité tous les prêtres des paroisses dépendant de sa juridiction à le rencontrer le 15 décembre au siège de l’archevêché. Une Assemblée Générale est également prévue début 2019.

Je me propose de venir à Rennes le samedi 8 décembre afin de rencontrer tous les membres de notre communauté qui le souhaitent afin de compléter leur information et d’entendre les questions que chacune ou chacun peut se poser en la circonstance. Nous profiterions également de la présence de père Amfian, dans le cadre du service qu’il rend chaque mois à notre paroisse.

Le plus simple serait donc de pouvoir se réunir de 16h à 18h et de terminer ce temps d’échanges par la prière communautaire dans le cadre de l’office de vêpres.

Bien entendu, il s’agit d’un temps d’information et d’écoute mutuelle des interrogations que les uns ou les autres peuvent connaître, aucune décision ne pouvant être prise au niveau paroissial sans une Assemblée Générale.

Je ne doute pas que, malgré le court délai, mais compte tenu des enjeux, vous serez nombreux à venir à la paroisse samedi.

Si, pour quelque raison que ce soit, il vous était cependant impossible de venir à la paroisse ce samedi, je vous serai reconnaissant de bien vouloir me transmettre les questions dont vous aimeriez que je sois le porteur lors de la rencontre avec notre archevêque.

Bien fraternellement à chacune et chacun en Christ,

Père Yannick +yannick.provost@gmail.com + 06.08.54.72.96 + 02.98.90.53.98

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Message pastoral

de Monseigneur Jean de Charioupolis sur la situation des clercs et des fidèles face à « l’évolution des relations tendues entre les Eglises orthodoxes »

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Une prière pour l’unité de l’Eglise

Le bureau de l’archevêque de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale (exarchat du Patriarcat oecuménique) a publié le communiqué suivant :

« Nous vous informons que notre archevêché-exarchat relevant de la juridiction du Patriarcat oecuménique, est en pleine communion avec toute l’Église orthodoxe. En effet le Patriarcat oecuménique, n’a pas rompu la communion avec le Patriarcat de Moscou et continue de le mentionner selon l’ordre des diptyques.

Tous les fidèles orthodoxes, peuvent donc participer pleinement à la vie liturgique et sacramentelle dans nos paroisses.

Nous invitons tous les prêtres, diacres, moines, moniales et fidèles de notre archevêché-exarchat à prier pour l’unité de l’Église, et nous demandons aux prêtres de prononcer à haute voix à la fin de la litanie instante pendant la liturgie, la prière suivante inspirée de l’archimandrite Sophrony.

Prière pour l’unité de l’Église

Seigneur Jésus-Christ, Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde, donne-nous la force d’aimer comme Tu nous l’as commandé.
Lorsque Tu as dit à tes disciples : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés », et accorde-nous grâce et sagesse pour accomplir chaque jour ce commandement.
Par ton Saint-Esprit, donne-nous le courage de nous humilier les uns devant les autres, comprenant que celui qui aime davantage s’humilie aussi davantage.
Apprends-nous à prier les uns pour les autres et à porter les fardeaux les uns des autres avec patience. Par le lien d’un amour indéfectible unis-nous autour de nos vénérés patriarches et évêques comme les brebis dociles d’un seul troupeau autour de leurs pasteurs qu’elles aiment.
Donne-nous de voir en chacun de nos frères et en chacune de nos sœurs l’image de ton ineffable gloire, et de ne jamais oublier que notre frère est notre propre vie.
Et place-nous sous la protection de ta très sainte Mère, de ton précurseur Jean-Baptiste et de nos vénérables Docteurs, Pères et Confesseurs de la foi. »

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Nous vous demandons de bien vouloir prier pour le repos de l’âme du serviteur de Dieu, le lecteur Mathieu, notre chef de chœur, décédé brusquement dans la nuit du dimanche 16 septembre 2018, après qu’il eut célébré l’Exaltation de la sainte Croix du Seigneur au milieu de notre communauté qu’il a servie avec tant de générosité depuis des années. 

“Devant ta croix, nous nous prosternons, ô Maître, et ta sainte résurrection, nous la glorifions”

                                                                  

Décès du lecteur Mathieu

La paroisse des Saints-Jean-de-Cronstadt et Nectaire-d’Egine de Rennes vous demande vos prières pour le repos de l’âme du serviteur de Dieu le pieux lecteur Mathieu Broquerie, emporté lundi 17 septembre 2018 par une crise cardiaque à l’âge de 46 ans, après qu’il eut célébré avec la communauté la Liturgie du dimanche après la fête de l’Exaltation de la Croix. Ses funérailles ont eu lieu le vendredi 21 septembre suivant, en la clôture de cette fête.

Ordonné lecteur par Mgr Gabriel de Comane le 11 novembre 2007, Mathieu était aussi devenu progressivement chef de chœur en titre de la paroisse. Il était non seulement apprécié pour les nombreux services rendus depuis des années à l’église mais pour la façon discrète et paisible dont il entourait cette générosité. La qualité de son témoignage continuera d’éclairer et d’inspirer ses frères et sœurs en Christ comme elles constituait une évidence pour ses nombreux amis dans tous les domaines qui lui étaient familiers, dont la musique rock qu’il pratiquait avec autant de sincérité et d’authenticité à côté du chant liturgique orthodoxe. Vitrailliste, il avait offert à la paroisse un vitrail réalisé par ses soins, lequel perpétuera de façon parfaite son témoignage : posé avec simplicité dans un angle de l’église, il est tout entier transparence à la présence de la lumière du Christ.

« Bienheureux les cœurs purs car ils verront Dieu »

(Matthieu 5, 8)

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Voici le message de Pentecôte de Mgr Jean (en français et en russe)

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Père Jean ROBERTI Nous vous remercions de prier le Seigneur, ami des hommes, d’accueillir dans sa demeure l’âme de son serviteur défunt le père Jean Roberti et le fasse reposer avec les justes, là où il n’y a ni douleur, ni tristesse, ni gémissement, mais la vie éternelle. 

En Christ,

Les obsèques ont eu lieu le samedi 3 mars à 10 h à l’église.


Recteur : Père Yannick Provost

Pour tout renseignement concernant les offices et les baptêmes, mariages ou obsèquess, contacter

le père Yannick :  yannick.provost@gmail.com ou  tél : 06.08.54.72.96

Pour plus d’informations, voir la page : Organisation des offices

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La paroisse dépend de la Métropole de France du Patriarcat de Constantinople dont le métropolite est Mgr Emmanuel.

 

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Le Patriarche Bartholomée a son siège dans le quartier du Phanar à Istanbul (Turquie).

Epiphany 07 11

Site : patriarchate.org