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1 bis et 3 rue de la Crèche – 35000 RENNES


Dimanche 29 novembre :

Petit office à télécharger : office du 29 novembre

Lecture de l’Évangile selon Saint Luc

(Lc X, 25-37) 
En ce temps-là, un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l’éprouver : « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? » Il répondit : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. » « Tu as bien répondu, lui dit Jésus ; fais cela, et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit la parole, et dit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? » « C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui », répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit : « Va, et toi, fais de même. »

Homélie du jour : homélie à télécharger

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Dimanche 22 novembre :

Petit office à télécharger : office du 22 novembre

Lecture de l’Évangile selon saint Luc
Luc VIII, 41-56 
Et voici, qu’un homme, nommé Jaïre, qui était chef de la synagogue, vint au devant de Jésus. Il se jeta à ses pieds, et le supplia d’entrer dans sa maison, parce qu’il avait une fille unique d’environ douze ans qui se mourait. Pendant que Jésus y allait, il était pressé par la foule. Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s’arrêta. Et Jésus dit : « Qui m’a touché ? » Comme tous s’en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : « Maître, la foule t’entoure et te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? » Mais Jésus répondit : « Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi. » La femme, se voyant découverte, vint toute tremblante se jeter à ses pieds, et déclara devant tout le peuple pourquoi elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie à l’instant. Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix. » Comme il parlait encore, survint de chez le chef de la synagogue quelqu’un disant : « Ta fille est morte ; n’importune pas le maître. » Mais Jésus, ayant entendu cela, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée. » Lorsqu’il fut arrivé à la maison, il ne permit à personne d’entrer avec lui, si ce n’est à Pierre, à Jean et à Jacques, et au père et à la mère de l’enfant. Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Alors Jésus dit : « Ne pleurez pas ; elle n’est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui, sachant qu’elle était morte. Mais il la saisit par la main, et dit d’une voix forte : « Enfant, lève-toi. » Et son esprit revint en elle, et à l’instant elle se leva ; et Jésus ordonna qu’on lui donnât à manger. Les parents de la jeune fille furent dans l’étonnement, et il leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.

Homélie à télécharger : Homélie du jour

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Dimanche 15 novembre :

Petit office à télécharger : office du 15 novembre

Évangile selon Saint Luc (du jour) (Lc VIII,26-39)
En ce temps-là, Jésus et les disciples abordèrent dans le pays des Géraséniens, qui est en face de la Galilée. Lorsque Jésus fut descendu à terre, il vint au-devant de lui un homme de la ville, qui était possédé de plusieurs démons. Depuis longtemps il ne portait point de vêtement, et avait sa demeure non dans une maison, mais dans les sépulcres. Ayant vu Jésus, il poussa un cri, se jeta à ses pieds, et dit d’une voix forte : « Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très Haut ? Je t’en supplie, ne me tourmente pas. » Car Jésus commandait à l’esprit impur de sortir de cet homme, dont il s’était emparé depuis longtemps ; on le gardait lié de chaînes et les fers aux pieds, mais il rompait les liens, et il était entraîné par le démon dans les déserts. Jésus lui demanda : « Quel est ton nom ? » « Légion », répondit-il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui. Et ils priaient instamment Jésus de ne pas leur ordonner d’aller dans l’abîme. Il y avait là, dans la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Et les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans ces pourceaux. Il le leur permit. Les démons sortirent de cet homme, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se précipita des pentes escarpées dans le lac, et se noya. Ceux qui les faisaient paître, voyant ce qui était arrivé, s’enfuirent, et répandirent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Les gens allèrent voir ce qui était arrivé. Ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent l’homme de qui étaient sortis les démons, assis à ses pieds, vêtu, et dans son bon sens ; et ils furent saisis de frayeur. Ceux qui avaient vu ce qui s’était passé leur racontèrent comment le démoniaque avait été guéri. Tous les habitants du pays des Géraséniens prièrent Jésus de s’éloigner d’eux, car ils étaient saisis d’une grande crainte. Jésus monta dans la barque, et s’en retourna. L’homme de qui étaient sortis les démons lui demandait la permission de rester avec lui. Mais Jésus le renvoya, en disant : « Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu t’a fait. » Il s’en alla, et publia par toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.

Homélie à télécharger : Homélie du jour

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Dimanche 8 novembre :

Petit office à télécharger : office du 8 novembre

« Aujourd’hui s’accomplit le salut du monde… »

Le tropaire dominical de conclusion des matines (du ton impair : 1, 3, 5, 7, cf ci-après) est précis mais exigeant en ce qu’il nous invite à faire explicitement de chaque dimanche une célébration de la Résurrection du Christ. C’est d’ailleurs dans cette perspective que s’est d’abord réunie la première assemblée chrétienne à Jérusalem. Et c’est pourquoi l’Église a progressivement enrichi cette assemblée du « premier jour de la semaine », la couronnant de sa dimension eucharistique, en nous donnant finalement l’occasion, chaque dimanche, semaine après semaine, d’actualiser la Pâque du Seigneur. Le tropaire présente d’ailleurs une affinité réelle avec le tropaire de Pâques : « Aujourd’hui s’accomplit le salut du monde, chantons celui qui est ressuscité du tombeau, le Prince de notre vie. Par la mort Il a terrassé la mort et nous a accordé la victoire et la grande miséricorde »

Dans la célébration des matines du dimanche qui précède celle de la liturgie dominicale, l’Église a bien sûr conservé cette référence à l’actualité indémodable de la Résurrection. C’est pourquoi on y lit successivement les 11 péricopes évangéliques relatives à cet événement fondateur de notre foi, entre autres par la mission confiée aux apôtres, tandis que retentissent à la fois les psaumes qui, dans l’Ancien Testament, exprimaient l’attente du Salut, les hymnes qui célèbrent le Christ, Soleil invaincu, qui sort du Tombeau comme l’astre du Jour jaillit de la nuit afin de la dissiper (Ayant contemplé…, Grande doxologie).

Alors, parce que les célébrations liturgiques communautaires sont de fait interdites aujourd’hui, nous faut-il pour autant renoncer à la Bonne Nouvelle du Salut du monde, à son importance, à son urgence ? L’on peut penser que, malgré cela, les chrétiens orthodoxes, en attendant de retrouver les célébrations communautaires, auront tout de même à cœur d’actualiser chaque dimanche la Résurrection du Seigneur. Il est bien sûr possible de dire chez soi les typiques, mais ceux-ci demandent une certaine maitrise de l’ordo et des diverses ressources auxquelles il fait appel s’il s’agit de célébration dominicale. Les matines sont d’une part plus constantes dans leur forme, plus régulières dans leur contenu ; à ce titre, elles offrent une perspective plus confortable, plus rassurante pour les fidèles, lesquels n’ont pas non plus alors l’impression de voir les typiques « remplacer » l’irremplaçable action liturgique, c’est-à-dire eucharistique, ni de devoir par conséquent se substituer au prêtre. D’autre part, elles permettent tout de même de sanctifier de manière unique le Jour de la Résurrection du Christ. Ceux qui le souhaitent peuvent aussi faire se succéder matines et lecture des typiques…

Des paroisses de Bretagne ont déjà adopté une formule abrégée des matines de façon à enraciner au mieux, et à destination des fidèles, la célébration du dimanche. C’est ce qui, adopté pour le foyer, est proposé ici et le sera chaque dimanche où, à défaut de nous retrouver tous à l’église, nous pourrons nous retrouver tous dans la prière et en Église.

Que cette modeste mais fidèle prière hebdomadaire aide chacune et chacun à mieux vivre le mystère de sa propre illumination chrétienne et à mieux goûter les richesses incomparables de la vie liturgique communautaire lorsque nous y aurons de nouveau pleinement accès.

Le Christ est vraiment ressuscité !

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Les nouvelles mesures de confinement qui nous sont imposées dans le cadre de la lutte contre la propagation du covid 19, nous obligent comme au printemps dernier, à annuler les  célébrations à l’église jusqu’à nouvel ordre.

Comme nous vous l’avions déjà proposé au printemps, et afin de rester en communion de prière, il sera à nouveau possible, grâce aux nouvelles technologies, de rejoindre la page facebook du Vicariat Sainte Marie de Paris et Saint Alexis le Juste (Métropole de France) : https://www.facebook.com/lettreVicariat/

Par ailleurs, chaque samedi vous trouverez sur notre site une proposition d’un texte de prière pour le dimanche matin ainsi que l’évangile du dimanche.

Père Yannick reste à la disposition de tous en cas de nécessité ou d’urgence (02 98 90 53 98 ou 06 08 54 72 96) ou par mèl :

 yannick.provost@gmail.com

Nous ne manquerons pas naturellement de vous informer en fonction de l’évolution des consignes sanitaires.

Bien fraternellement à chacun et chacune en Christ,

Père Yannick

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Message de S.S. Le Patriarche Œcuménique Bartholomée à l’occasion du Nouvel An ecclésiastique

† Bartholomaios
par la grâce de dieu archevêque de Constantinople,
nouvelle Rome, et patriarche œcuménique
que la grâce, la paix et la miséricorde
de notre seigneur, dieu et sauveur jésus christ,
auteur de toute la création,
soient avec le plérôme de l’église

Frères et enfants bien-aimés dans le Seigneur,

C’est une conviction commune que, de nos jours, l’environnement naturel est menacé plus que jamais dans l’histoire de l’humanité. Le fait que ce n’est plus la qualité, mais la préservation de la vie sur notre planète qui est en jeu révèle l’ampleur de la menace. Pour la première fois dans l’histoire, l’être humain peut détruire les conditions de la vie sur la terre. Les armes nucléaires symbolisent le gigantisme prométhéen de l’homme, manifestation tangible du « complexe de toute-puissance » de l’« homme-dieu » contemporain.

L’ambiguïté de la liberté humaine se révèle dans l’usage de la puissance puisée dans la science et la technologie. La science est au service de la vie ; elle contribue au progrès, à faire face aux maladies et à de nombreuses autres situations considérées comme « fatales » jusqu’à nos jours ; elle crée de nouvelles perspectives d’avenir. Cependant, elle fournit, en même temps, à l’humain des moyens puissants dont le mauvais usage peut s’avérer désastreux. Nous sommes en train de vivre un processus évolutif caractérisé par : la destruction de l’environnement naturel, de la biodiversité, de la flore et de faune ; la pollution des ressources en eau et de l’atmosphère ; le bouleversement de l’équilibre climatique, ainsi que d’autres dépassements de limites et de justes mesures qui affectent plusieurs dimensions de la vie. C’est donc à bon escient que le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe (Crète 2016) affirme que « La connaissance scientifique ne mobilise pas la volonté morale de l’humain qui, tout en connaissant les risques, continue d’agir comme s’il n’en avait pas été averti ». (Encyclique, § 11).             Poursuivre la lecture

 
 
 
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Chers frères et sœurs en Christ,
 
Comme nous vous l’avions indiqué sur le site de la paroisse, nos Liturgies vont enfin pouvoir reprendre après plus de deux mois d’interruption.
Nous allons donc nous retrouver le dimanche 14 juin, et nous reprendrons notre rythme habituel avec une Liturgie chaque second et quatrième dimanche de chaque mois, auxquels s’ajouteront la célébration de certaines fêtes.
Nous sommes une petite communauté, mais il nous faut néanmoins nous plier aux obligations légales imposées par les autorités civiles. Voici quelques précisions :
 
  • Le nombre de personnes autorisées à se trouver ensemble dans l’église au même moment sera limité à 26. Trois dans le sanctuaire et vingt-trois dans l’église. Nous avons la chance d’avoir un jardin qui pourra permettre à quelques personnes supplémentaires de suivre les Liturgies, et également la possibilité que quelques personnes puissent rester dans la salle de réunion et venir communier.
  • Le port du masque sera obligatoire à partir de 11 ans pour tous les fidèles, nous en aurons pour ceux qui éventuellement n’en auraient pas.
  • Il faudra utiliser du gel hydroalcoolique pour se désinfecter les mains en entrant dans l’église, mais aussi avant de prendre des cierges.
  • La distance entre les personnes sera au minimum de un mètre, sauf pour les couples ou les familles vivant sous le même toit.
  • Au chœur, il n’y aura qu’une personne par pupitre et un nombre limité de chantres et de lecteurs
  • Les portes et baies vitrées resteront ouvertes en permanence, à la fois pour aérer et permettre aux quelques personnes restées à l’extérieur de suivre les offices.
  •    Nous devrons vénérer les icônes et autres objets sacrés (croix, évangéliaire, calice) en s’inclinant et en faisant le signe de la croix au lieu de les embrasser.
  • Aucun livre ou document liturgique ne devra être distribué ou laissé à disposition pour un usage commun (donc pas de photocopies, de classeurs échangés…).
  • Les confessions ne pourront pas se faire pendant les offices. Il conviendra de prendre rendez-vous et de voir les possibilités avec le prêtre.
  • Il n’y aura plus de prosphores ni distribution d’antidoron (pain béni) afin d’éviter les circulations et les passages de main en main. Les fidèles pourront commémorer les vivants et les défunts pour lesquels ils veulent prier juste avant le début de la Liturgie.
  •     La zapivka (vin+eau) après la communion sera distribuée exclusivement dans des gobelets individuels jetables.
  • Il faudra être attentif également pour la circulation des cierges, en évitant de les masser de mains en mains.
  • Après les Liturgies, il n’y aura plus de café proposé dans la salle près de l’église.
Dans l’attente de la joie de nous retrouver pour offrir ensemble notre prière au Seigneur !
 
Père Yannick

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Jeudi de l’Ascension :

Le mercredi qui précède l’Ascension est le jour où, selon la terminologie liturgique, nous « prenons congé » de la fête de Pâques. Nous commémorons le dernier jour de la présence physique du Christ ressuscité parmi ses disciples ; et pour honorer cette présence, pour honorer encore une fois la Résurrection, l’Église, en ce mercredi, répète intégralement l’office du dimanche pascal. Et maintenant nous touchons au quarantième jour après Pâques, au jeudi où l’Église célèbre la fête de l’Ascension. Poursuivre la lecture

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Sixième dimanche de Pâques : dimanche de l’aveugle de naissance

Avant sa rencontre avec le Christ, l’aveugle n’avait jamais rien vu. Tout était sombre, il devait deviner les choses, les explorer par le toucher, utiliser son imagination. Il n’avait pas d’image authentique et claire des choses. Puis il a rencontré le Christ, et le Christ lui a ouvert les yeux. Et quelle est la première chose que cet homme a vue ? Le visage du Christ, son regard, le visage de Dieu fait homme, le regard divin plein d’amour attentif et compatissant reposant sur lui, sur lui seul parmi toute la foule.  Poursuivre la lecture

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Cinquième dimanche de Pâques : dimanche de la Samaritaine

Le Christ est ressuscité !

L’Évangile d’aujourd’hui est d’une richesse particulière. Tout l’évangile de Jean est mystérieux, car il peut se lire à différents niveaux. Même les indications historiques, quelquefois très précises, revêtent une signification différente de l’ordinaire. Par exemple, il est dit aujourd’hui que « Jésus regagna la Galilée en traversant la Samarie. Il s’arrêta au puits de Jacob. Il était environ la sixième heure et Jésus avait soif. » Je ne sais pas si vous avez jamais pensé à cette soif de Jésus, je ne sais pas si vous avez remarqué l’autre moment de la vie de Jésus où c’était la sixième heure et Jésus dit : j’ai soif. C’était sur la Croix. Ainsi, cet épisode de la Samaritaine est tout orienté vers la Croix, vers la révélation suprême de l’amour de Dieu qu’est la Croix, orienté aussi vers le don de l’Esprit. Dans l’Évangile de Jean, l’eau comme le sang sont des symboles de l’Esprit. Or Jean est le seul à rapporter le fait qu’après la mort du Sauveur, un soldat lui transperça le côté de sa lance et il en sortit du sang et de l’eau. Selon la grande tradition de l’Église, c’est un signe de l’effusion de l’Esprit. On peut donc dire que dès que Jésus est mort, « Tout est terminé, tout est accompli. » La victoire est accomplie, plus rien n’empêche l’Esprit de descendre.  Poursuivre la lecture.

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Quatrième dimanche de Pâques : dimanche du paralytique

Le Paralytique de Bethesda

Au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit.

Le Christ est ressuscité ! En vérité, Il est ressuscité !

Nous sommes toujours dans le temps de Pâques, jusqu’à l’Ascension dans deux semaines et demie. Nous sommes aussi dans le temps qu’on appelle Pentecostaire, c’est-à-dire la période des cinquante jours qui vont de Pâques à la Pentecôte, et qui forment une unité. Les deux dimanches précédents, celui de Thomas et celui des Myrophores, nous faisaient revivre les événements autour de la Résurrection du Seigneur. A partir d’aujourd’hui, en ce 4e dimanche de Pâques, dimanche du Paralytique, nous commençons à nous tourner vers le jour de la Pentecôte, le cinquantième jour, celui de la descente du Saint-Esprit. Poursuivre la lecture

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Troisième dimanche de Pâques : dimanche des myrophores 

En ce troisième dimanche de Pâques, notre sainte Église commémore les personnages qui ont été directement impliqués dans l’ensevelissement du Christ crucifié et mort, mais qui furent aussi les premiers témoins de sa résurrection : le noble Joseph d’Arimathie, Nicodème, le premier disciple du Christ qui venait l’écouter en secret, et les femmes myrophores. Poursuivre la lecture

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Second dimanche de Pâques : dimanche de Thomas :

D’une main curieuse, l’apôtre Thomas explora ton côté vivifiant, ô Christ notre Dieu, et, toutes portes étant fermées, lorsque tu vins au milieu des disciples, il te cria : Tu es en vérité mon Seigneur et mon Dieu.

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Le Christ est ressuscité ! En vérité Il est ressuscité !

Voici déjà la Grande Semaine qui est passée. Et, j’oserais dire qu’elle est passée comme un jour. Ce n’est pas une simple figure de style, je ne dis pas cela à la légère : La Grande Semaine Lumineuse est passée comme un jour car nous vivons ce mystère de Pâques bien au-delà du temps et de l’espace. Poursuivre la lecture

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Chers frères et soeurs,

En ce jour lumineux de la sainte et grande Fête de Pâques, je vous invite à chanter avec toute l’Église « C’est le jour de la résurrection, rayonnons de lumière en cette solennité, embrassons-nous les uns les autres ; appelons « frères », même ceux qui nous haïssent ; pardonnons tout à cause de la résurrection et clamons : le Christ est ressuscité… ». 

Nous célébrons cette Pâques 2020 dans des circonstances inhabituelles. Par-delà la tragédie que traverse notre monde en ces jours de pandémie et face à l’impossibilité de partager cette joie pascale en nous rassemblant dans nos églises, en communiant au Corps et au Sang du Christ, je vous souhaite à tous et à toutes une Fête de Pâques joyeuse et pleine d’espoir.

Dans l’attente de la joie de nous revoir et prier ensemble le Christ Ressuscité,

Père Yannick

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Le noble Joseph descendit de la Croix ton corps très pur, l‘enveloppa d’un linceul immaculé et le déposa couvert d’aromates dans un sépulcre neuf.

Près du tombeau l’ange apparut aux saintes femmes myrrhophores et clama : La myrrhe convient aux mortels, mais le Christ est étranger à la corruption.

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Nous vous faisons parvenir comme la semaine passée un document vous proposant pour les premiers jours de la semaine sainte qui commence, ce sont de courts offices, le matin et le soir, mettant l’accent sur ce qui caractérise chaque journée au regard de la marche pénitentielle vers la victoire de Pâques. Ces pages constituent par conséquent un authentique condensé spirituel que nous sommes heureux de pouvoir proposer à celles et ceux qui voudront bien se les approprier pour leur prière personnelle ou familiale jusqu’à Pâques.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Sixième dimanche de Carême, dimanche des Rameaux :

Depuis plusieurs dimanches, nous avons accompagné le Seigneur dans sa marche vers Jérusalem. À plusieurs reprises, nous l’avons entendu dire à ses disciples : « Voici, nous montons à Jérusalem… », et leur annoncer le programme : sa Passion, son Humiliation, sa Mort, et sa Résurrection le troisième jour. En fait, ce sont les quarante jours de Carême, que nous venons de parcourir, qui avaient pour but de nous orienter vers cette destination. Aujourd’hui, nous y sommes : Jésus entre dans la Ville sainte, et nous avec Lui, pour y vivre cette Grande Semaine avec Lui. La scène est décrite par les quatre évangélistes, avec plus ou moins de détails. Dans le récit de Jean, dont nous venons d’entendre la lecture, elle s’enchaîne avec la résurrection de Lazare, l’ami du Seigneur, le frère de Marthe et Marie, qui a eu lieu à Béthanie, très proche de Jérusalem, et que nous avons fêtée hier. Ainsi, les deux fêtes sont liées, comme cela apparait dans le tropaire qui leur est commun : « Avant ta Passion Tu t’es fait le garant de notre commune résurrection, en ressuscitant Lazare d’entre les morts, ô Christ Dieu… ». La victoire sur la mort est donc déjà inaugurée. C’est précisément parce que Jésus a ressuscité Lazare que la foule lui fait un accueil triomphal, tenant des palmes en signe de victoire, et clamant : « Hosanna, béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur, le roi d’Israël ». Cette acclamation se réfère à ce verset psalmique qui annonce prophétiquement la victoire de la Résurrection : « Le Seigneur est Dieu, Il nous est apparu. Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur » (Ps. 117,26-27).     Poursuivre la lecture.

 
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Communiqué du recteur de la paroisse 
L’épreuve que traverse notre monde aujourd’hui demande à chacun d’entre nous le meilleur et surtout de garder intacte notre confiance dans le Seigneur.
Nous allons entrer maintenant dans la Grande et Sainte semaine qui nous mène vers Pâques. Par-delà les frustrations que nous pouvons vivre de ne pouvoir nous réunir physiquement, je voudrais vous demander de continuer à respecter scrupuleusement les directives liées au confinement.
Vous trouverez dans le lien ci-dessous un rappel des règles qui nous sont imposées pendant cette période de confinement :
Comme vous le comprenez, dans cette situation très particulière il n’est malheureusement pas possible d’envisager de célébrations publiques pour les Fêtes qui approchent.
Mais afin de maintenir la vie spirituelle de la paroisse tout en continuant à prier pour « ceux qui sont absents pour de justes raisons », j’ai souhaité célébrer la divine Liturgie à l’église, portes fermées, à trois reprises. :
– Le Samedi de Lazare, Liturgie de saint Jean-Chrysostome, suivie de la bénédiction anticipée des Palmes.
– Le Grand Jeudi, pour la Sainte Cène, vêpres et Liturgie de saint Basile.
– Le Grand Samedi, vêpres et Liturgie de saint Basile.
Vous avez la possibilité de suivre chaque jour (via internet) les offices qui sont célébrés dans différentes paroisses, en français ou dans d’autres langues. Ce sera bien entendu encore le cas tout au long de la Semaine Sainte et pour Pâques.
Chers frères et soeurs, je vous souhaite à tous des jours saints et bénis, et suis certain qu’à l’issue de cette épreuve , qui nous fait aussi réfléchir sur le sens de notre appartenance, visible et invisible, à l’Eglise,  nous ressortirons renforcés pour annoncer au monde le Christ ressuscité !
Bien fraternellement en Christ,
Père Yannick
PS : Le secrétariat et moi-même restons à votre disposition pour répondre à toutes les questions et  faire droit à vos demandes.

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Nous vous faisons parvenir comme la semaine passée un document vous proposant pour chaque jour de la semaine qui commence, ce sont de courts offices, le matin et le soir, mettant l’accent sur ce qui caractérise chaque journée au regard de la marche pénitentielle vers la victoire de Pâques. Ces pages constituent par conséquent un authentique condensé spirituel que nous sommes heureux de pouvoir proposer à celles et ceux qui voudront bien se les approprier pour leur prière personnelle ou familiale jusqu’à Pâques.

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Cinquième dimanche de Carême, dimanche de Saint Marie l’Égyptienne : 

En ce 5ème dimanche du grand Carême, l’église commémore sainte Marie l’Égyptienne. Cela convient tout à fait au climat de ce temps de préparation à la célébration de la grande Semaine.

Le Synaxaire nous dit que Marie naquit en égypte où, durant dix-sept ans, elle s’adonna à la prostitution, à Alexandrie. Jusqu’au jour où elle s’embarqua pour Jérusalem, offrant son corps pour payer le prix de la traversée. Sa conversion se produisit le jour de la fête de l’Exaltation de la Croix au moment de pénétrer dans la basilique de la Résurrection. Une force invisible l’empêchait d’entrer avec les autres pèlerins. Elle vécut ensuite pendant quarante-sept ans au désert, se nourrissant d’herbes et de racines, et, dit le Synaxaire, convertissant le feu du désir charnel en une flamme d’amour divin.    Poursuivre la lecture

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Nous vous faisons parvenir comme la semaine passée un document vous proposant pour chaque jour de la semaine qui commence, ce sont de courts offices, le matin et le soir, mettant l’accent sur ce qui caractérise chaque journée au regard de la marche pénitentielle vers la victoire de Pâques. Ces pages constituent par conséquent un authentique condensé spirituel que nous sommes heureux de pouvoir proposer à celles et ceux qui voudront bien se les approprier pour leur prière personnelle ou familiale jusqu’à Pâques..                                    cliquez sur l’image pour télécharger le document

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Quatrième dimanche de Carême, dimanche de Jean Climaque : 

« Je crois, viens en aide à mon manque de foi »
4e dimanche de Carême, de saint Jean Climaque (Hébreux 6, 13 20 ; Marc 9, 17 31)

       Au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit, « Voici que nous montons à Jérusalem, le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs, et ils le feront mourir, mais le troisième jour, Il ressuscitera. » C’est ainsi que se conclut l’Évangile d’aujourd’hui, où nous assistons à la guérison d’un enfant démoniaque, possédé par un esprit muet. Cet Évangile fait suite à celui de dimanche dernier, troisième dimanche de Carême, dimanche de la Croix. Je pense qu’il est bon d’avoir en tête le déroulement des événements, parce que les Évangiles de dimanche dernier, d’aujourd’hui et de dimanche prochain s’enchaînent dans un
même contexte.   Poursuivre la lecture 

 

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En ce jour de l’Annonciation, nous invitons celles et ceux qui le peuvent à se connecter sur cette page Facebook pour entendre cette méditation par laquelle Père Yannick propose d’éclaircir le sens de cette grande fête pour chacun-e d’entre nous. 

 
 
 
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Chers Frères et Sœurs en Christ,
 
Vous pouvez trouver ci-joint les documents correspondant au Dimanche de la Croix et à la 4e Semaine de Carême :
 
Prier les Typiques ne remplace évidemment pas la liturgie mais permet au moins de s’imprégner du sens de cette fête importante qui, comme aimait à le rappeler Père Jean Roberti, constitue une transition essentielle dans le déroulement du Carême.
Le site Renortho propose par ailleurs une homélie de Père Boris relative à ce dimanche. voir plus bas dans la page.
 
Lorsqu’il était en charge de la paroisse saint Nicolas le Thaumaturge à Toulouse, Père Alexis avait conçu pour les fidèles d’excellents petits livrets leur permettant de s’unir plus étroitement à la prière de l’Église en temps de Carême, tout en tenant compte de la disponibilité souvent limitée des Chrétiens dans le monde. Pour chaque jour de chaque semaine de la sainte Quarantaine, sont donc proposés de courts offices, le matin et le soir, mettant l’accent sur ce qui caractérise chaque journée au regard de la marche pénitentielle vers la victoire de Pâques. Ces pages constituent par conséquent un authentique condensé spirituel que nous sommes heureux de pouvoir proposer à celles et ceux qui voudront bien se les approprier pour leur prière personnelle ou familiale jusqu’à Pâques. Troisième document.
 
Certains textes n’ayant pas été reproduits depuis le document correspondant à la 1ère semaine de Carême dans le document correspondant à la 4e, vous trouverez également ci-joint celui relatif à la 1ère semaine, auquel vous voudrez bien vous reporter si besoin.
 
Vous souhaitant bonne réception de ces divers documents,
 
Bien fraternellement à chacun-e en Christ,
 
Père Yannick,
 

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Troisième dimanche de Carême, dimanche de la Croix : 

En ce dimanche de la Croix, nous nous tenons devant le symbole suprême et le signe tangible de l’amour infini de Dieu. La Croix porte en elle à la fois l’amour infini et la haine infinie ou, plutôt, une haine qui malgré sa démesure n’atteint pas à la mesure de l’amour de Dieu. L’amour de Dieu, lui, est infini totalement.

Le Seigneur dit cette parole :  » Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi – Il indiquait par cela de quelle mort il devait mourir » (Jean XII, 32). En effet, dans les bras étendus de Jésus crucifié on contemple le mouvement de prière de Celui qui était totalement prière et entièrement tourné vers le Père et le mouvement d’amour de Celui qui tend les bras, pour attirer à Lui tous les hommes. Nous sommes tous objets et sujets de cet amour infini de Dieu qui pour chacun de nous a donné non pas seulement quelques gouttes de son sang comme le disait Pascal, mais Son être tout entier, Son sang et Son corps tout entier pour chacun de nous. Poursuivre la lecture

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Chers frères et sœurs en Christ,
Nous allons diffuser en direct ce soir, mercredi 18 mars 2020 à 17h30  la liturgie des saints dons présanctifiés célébrée par le père Serge Sollogoub chez lui en famille en direct sur la page Facebook de Lettre du Vicariat.
Pour ce faire :
– vous avez un compte Facebook et vous vous connectez ici : https://www.facebook.com/lettreVicariat/
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En cliquant sur cette dernière option « plus tard », vous pouvez lire les différents posts de la page Facebook et donc suivre le direct de ce soir.
 
Faites passer le message au plus grand nombre.
Fraternellement en Christ
Père Yannick                                              ——————
Communication au sujet de l’épidémie

Rennes, le 18 mars 2020

Bien chers Frères et Sœurs et Christ,

Dans le contexte actuel d’épidémie, par suite des décisions du gouvernement restreignant au maximum les déplacements et interdisant tout rassemblement, nous sommes aujourd’hui dans l’obligation d’annuler toutes les célébrations prévues en ce temps de Carême et ce jusqu’à nouvel ordre, nos paroisses étant dans l’obligation de respecter ces consignes.

Nous vous invitons donc à suivre l’évolution de la situation et à rester attentifs aux informations qui vous seront communiquées par la suite.

Pour autant, espérant vivre en Chrétiens cette épreuve, nous étudions toute possibilité d’y faire face en conformité avec notre foi.

Cela veut dire, en tout premier lieu, prier pour les malades et pour celles et ceux qui luttent contre la maladie. A cet effet, nous vous invitons à nous unir dans la prière pour implorer du Seigneur sa miséricorde, afin qu’Il mette fin au plus vite à cette maladie. À cet effet, vous voudrez bien trouver ci-dessous une prière qui a déjà été largement utilisée dans beaucoup de paroisses relevant de différents patriarcats.

Sachez que nous réfléchissions également au moyen de nous retrouver régulièrement, grâce aux nouvelles technologies, dans le cadre liturgique que l’Église propose à nos communautés afin de rester en communion de prière. C’est ainsi que, afin de traverser au mieux cette période d’épreuves et de rester dans l’esprit du Grand Carême, nous commençons à proposer aux fidèles offices, textes et méditations via la page Facebook du Vicariat saint Marie de Paris et saint Alexis le Juste (Métropole de France).

Enfin, le père Yannick reste à la disposition de tous en cas de nécessité ou d’urgence (02 98 90 53 98 ou 06 08 54 72 96) ou par mèl : orthodoxerennes@gmail.com

Bien fraternellement à chacun et chacune en Christ,

Père Yannick

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Prière pour la cessation de la nouvelle épidémie

  Seigneur notre Dieu, riche en miséricorde, Toi qui te soucies de nous avec sagesse et qui gouvernes notre vie, écoute notre prière, accepte notre repentir pour nos péchés, fais cesser cette nouvelle épidémie comme Tu mis fin au châtiment du peuple à l’époque du roi David.

Toi le Médecin de nos âmes et de nos corps, accorde la guérison à ceux qui souffrent de maladie ; relève-les vite de leur lit de souffrance pour qu’ils Te glorifient, ô Sauveur miséricordieux ; et protège également les bien portants de toute maladie.

Bénis, fortifie et protège, Seigneur, par ta grâce, tous ceux qui, par amour pour les hommes et esprit de sacrifice, prennent soin des malades à la maison ou à l’hôpital.

Éloigne toute maladie et toute souffrance de ton peuple et apprends-nous à apprécier la vie et la santé comme des dons de ta part.

Accorde-nous ta paix, Seigneur notre Dieu, et remplis nos cœurs d’une foi inébranlable en ta protection, d’espoir en ton aide et d’amour pour Toi et pour le prochain.

Car il T’appartient de nous faire miséricorde et de nous sauver, ô notre Dieu, et nous Te rendons gloire : Père et Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! Amen.

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Second dimanche de Carême, de Saint Grégoire Palamas :    

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous assistons à la guérison d’un paralytique. La scène se passe à Capharnaüm, tout au début du ministère public du Seigneur. Jésus, dit l’évangéliste Marc, est revenu dans sa maison : il s’agit sans doute de la maison de Pierre où Jésus résidait à ce moment-là. Et là, dans cette maison, Il enseigne les gens qui sont venus en foule et se pressent autour de lui pour l’écouter. Il leur annonce la Bonne Nouvelle, Il leur annonce le Royaume de Dieu.  Poursuivre la lecture

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Premier dimanche de Carême, Triomphe de l’orthodoxie :

Le premier dimanche du grand Carême, l’Église orthodoxe commémore le rétablissement, en l’an 843, de la vénération des saintes icônes. Après un siècle de troubles, l’hérésie de l’iconoclasme était vaincue et la légitimité du culte des icônes définitivement établie,
conformément au prescrit du VIIe Concile œcuménique. Poursuivre la lecture

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SAINT-NECTAIRE D’ÉGINE,

TOUJOURS ACTUEL

Cent ans après son endormissement dans le Seigneur, saint Nectaire d’Egine, l’un des deux patrons de la paroisse, reste bien actuel puisque, comme nous l’apprend le site le site orthodoxie.com , un film lui sera bientôt consacré. A cette occasion, le Patriarche d’Alexandrie a reçu la réalisatrice comme l’un des acteurs du film. Est également présent dans la distribution, Jonathan Jackson, un acteur de confession chrétienne orthodoxe très engagé pour mettre le cinéma au service de la foi, comme on pourra en juger en suivant les liens le concernant en fin d’article.

Le patriarche d’Alexandrie Théodore II a rencontré Yelena Popović, régisseur et scénariste du film « Man of God » (« L’homme de Dieu »), qui a pour sujet S. Nectaire d’Égine, et qui est en cours de tournage en Grèce, auquel participent des acteurs de différents pays. Au cours de la rencontre, qui a eu lieu au metochion du Patriarcat d’Alexandrie à Athènes, le patriarche d’Alexandrie Théodore a donné sa bénédiction à la scénariste du film qui sortira sur le grand écran. À cette occasion, le patriarche a reçu des informations sur le scénario et le tournage du film. Il a déclaré que celui-ci paraissait au moment le plus opportun, du fait qu’en novembre 2020 sera célébré le centième anniversaire du trépas du saint. Le patriarche a rappelé que le Patriarcat d’Alexandrie accomplira cette année nombre de manifestations en la mémoire du grand saint, dont la vie fut liée avec le Patriarcat. Le patriarche Théodore a écouté avec beaucoup d’intérêt les informations, a demandé quels étaient
les différents acteurs et leur rôle. Il a également mentionné que, chaque fois qu’il séjournait à Athènes, il passait beaucoup de temps dans la chapelle du métochion, où se trouve l’icône du saint. Le film décrit la vie du saint jusqu’au moment de son trépas. L’Américaine d’origine serbe Yelena Popović a raconté comment lui était venue l’idée de ce film. En 2012, lors d’un voyage de Serbie à Los Angeles, elle lut la vie de saint Nectaire et c’est ce qui l’inspira à écrire le scénario sur lequel est basé le film. Les prises de vues ont lieu dans les différents lieux où vécut le saint, notamment l’île d’Égine et l’hôpital où il décéda. Il y a parmi les acteurs Mickey Rourke, l’acteur russe Alexandre Petrov, de nombreux acteurs grecs connus, comme par exemple Aris Servetalis, qui joue le rôle de saint Nectaire, Nikitas Tsakiroglou, Gerasimos Skiadaresis, Yannis Stankoglou et d’autres. L’acteur d’Hollywood Jonathan Jackson , que l’on a déjà pu apprécier à propos d’unfilm court sur Joseph l’Hésychaste, et par ailleurs cinq fois récipiendaire des « Emmy Awards » joue dans le film un rôle important lié à saint Nectaire.

Source

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Dimanche 2 février 2020 :

la Sainte Rencontre de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ

Évangile de la fête (Lc 2, 22-40)

Quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie emmenèrent Jésus à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, – suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur : « Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur, » – et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur. Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu’il ne mourrait point avant d’avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint au temple, poussé par l’Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu’ordonnait la loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit : « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur S’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, Salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations, Et gloire d’Israël, ton peuple ». Son père et sa mère étaient dans l’admiration des choses qu’on disait de lui. Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère : « Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l’âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées ». Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était fort avancée en âge, et elle avait vécu sept ans avec son mari depuis sa virginité. Restée veuve, et âgée de quatre-vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple, et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière. Étant survenue, elle aussi, à cette même heure, elle louait Dieu, et elle parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent accompli tout ce qu’ordonnait la loi du Seigneur, Joseph et Marie retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville. Or, l’enfant croissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

 

Tropaire de la fête

 Réjouis-toi, pleine de grâce, / Vierge Mère de Dieu, / car de toi s’est levé le Soleil de justice, / le Christ notre Dieu, / qui illumine ceux qui sont dans les ténèbres ; / réjouis-toi aussi juste vieillard, / qui as reçu dans tes bras le libérateur de nos âmes, // Celui qui nous donne la Résurrection.

Méditation du Père Lev Gillet

D’après la loi de Moïse (Lv 12, 2-8), la mère d’un enfant mâle devait, quarante jours après la naissance, présenter l’enfant devant le tabernacle et offrir en holocauste, comme purification « de son flux de sang », soit un agneau soit une paire de colombes ou de pigeons. La présentation d’un enfant premier-né avait aussi le sens d’un rachat, car tout premier-né, aussi bien animal qu’humain, était considéré comme appartenant à Dieu (Nb 18, 14-18). Marie et Joseph obéirent à ce précepte de la loi. Ils apportèrent au Temple Jésus qui fut béni par le vieillard Siméon et reconnu comme sauveur par la prophétesse Anne. C’est cet événement que nous célébrons dans la fête du 2 février.

Aux vêpres de la fête, le soir du 1er février, on lit trois leçons de l’Ancien Testament. La première (Ex 13, 1-16) formule les préceptes relatifs à la circoncision et à la purification, mis dans la bouche de Dieu parlant à Moïse. La deuxième (Is 6, 1-12) décrit la vision des séraphins aux six ailes par Isaïe et la manière dont un des séraphins, avec un chardon ardent, purifia les lèvres du prophète ; ce passage a vraisemblablement été choisi à cause de quelques paroles qui pourraient symboliquement préfigurer la venue du Christ dans le Temple : « Les gonds du seuil vibraient… et le Temple se remplissait de fumée… et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur des Armées ». La troisième leçon (fragments du chapitre 19 d’Isaïe) ne se comprend bien que si on lit le chapitre tout entier : on voit alors que la venue du Seigneur en Égypte, la destruction des idoles égyptiennes en sa présence, et son adoration pas les Égyptiens peuvent s’appliquer à la révélation que le Christ a faite de lui-même aux païens, (« lumière pour éclairer les nations », comme dit le cantique de Siméon.) L’évangile lu à matines (Lc 2, 25-32) est un abrégé de celui qui est lu à la liturgie (Lc 2, 22-40) et qui relate la présentation de Jésus au Temple. L’épître de la liturgie (He 7, 7-17), parle de Melchisedek rencontrant Abraham ; déjà Lévi a payé la dîme à Melchisedek « en la personne d’Abraham… car il était dans les reins de son aïeul… » ; le sacerdoce aaronique rendait ainsi hommage au sacerdoce éternel ; de même, pouvons-nous inférer de ce texte, que le Temple de Jérusalem, en la personne de Siméon qui accueille et bénit Jésus, rend hommage au sacerdoce du Christ. On sait que le cantique de Siméon, « Laisse maintenant, Seigneur, ton serviteur s’en aller en paix », est devenu un élément de l’office divin quotidien, à Rome comme à Byzance. La phrase de Siméon [2] à Marie, « un glaive te transpercera l’âme… », jette un rayon de lumière sur le mystère de la participation de la Très Sainte Vierge à la Passion de son Fils.

« Allons, nous aussi… à la rencontre du Christ et accueillons-le, ornez votre chambre… et recevez le Christ Roi… Et accueillez Marie la porte du ciel ». Ces chants de la fête de la Présentation s’appliquent aussi à notre âme. Chaque âme devrait être un Temple de Dieu, où Marie apporte Jésus. Et chacun de nous, comme Siméon, devrait prendre l’enfant dans ses bras et dire au Père : « Mes yeux ont vu ton salut ». La prière de Siméon, « laisse ton serviteur s’en aller en paix », ne signifie pas seulement que celui qui a vu Jésus et l’a tenu dans ses bras peut maintenant quitter cette vie, mourir en paix. Elle signifie encore pour nous que, ayant vu et touché le Sauveur, nous sommes délivrés de la servitude du péché et nous pouvons nous éloigner en paix du royaume du mal.

(Extrait du livre « L’An de grâce du Seigneur », signé « Un moine de l’Église d’Orient », Éd. du Cerf, 1988)

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Vie de saint Basile le Grand   

1. Sa famille

Basile naquit en 329 à Césarée, capitale de la Cappadoce (centre de la Turquie, pays très rude aux hivers rigoureux). Son père, Basile l’Ancien, rhéteur à Néocésarée dans le Pont, et sa mère Emmelie appartenaient à des familles profondément chrétiennes. Les grand parents paternels de Basile avaient vécu sept ans dans le maquis, abandonnant leurs biens à la confiscation, pendant la persécution de Dioclétien. Les parents de Basile eurent dix enfants : cinq filles dont l’aînée Macrine, cinq fils dont trois furent évêques, l’aîné Basile, Grégoire (futur évêque de Nysse) et Pierre (futur évêque de Sébaste).
Plusieurs membres de la famille seront vénérés comme saints : Basile, sa grand-mère paternelle Macrine, sa mère Emmelie, sa sœur Macrine, et ses deux frères Grégoire et Pierre.
La santé de Basile fut toujours très fragile (il mourut avant d’avoir cinquante ans).

2  –  Son éducation

Basile doit à sa grand-mère sa première formation chrétienne. Elle se souvenait de l’enseignement de Grégoire le Thaumaturge, disciple d’Origène et évangélisateur de la Cappadoce.
Il fit ses études à Césarée, à Constantinople et enfin à Athènes où il demeura cinq ans et se lia d’une étroite amitié avec Grégoire de Nazianze qu’il avait déjà connu à Césarée. (Il y rencontre aussi Julien, le futur empereur). Il est, nous dit-on, un étudiant « réservé et pensif ». Revenu dans sa ville natale, Basile y occupe une chaire de rhétorique. Il ne résiste ni aux tentations de l’orgueil ni aux attraits du monde, mais les remontrances de sa sœur Macrine produisirent en Basile une véritable conversion.

« Je me réveillai comme d’un profond sommeil, j’aperçus la lumière admirable de la vertu de l’Évangile,… je déplorai avec une extrême douleur la misérable vie que j’avais menée jusqu’alors. Dans cet état, je désirai un guide qui me conduisît et me fît entrer dans les principes de la piété… je lus donc l’Évangile et je remarquai qu’il n’y a pas de moyen plus propre d’arriver à la perfection que de vendre son bien, d’en faire part à ceux de nos frères qui sont pauvres, de se dégager de tous les soins de cette vie, de telle sorte que l’âme ne se laisse troubler par aucune attache aux choses présentes ». Lettre 223, 2

3. Sa vie ascétique

Basile fut alors baptisé vers 357. Sous l’influence de sa sœur Macrine, Basile embrasse donc la vie évangélique. Déjà en 352, sa mère et sa sœur Macrine vivaient en ascètes dans leur propriété d’Annesi au bord de l’Iris tandis que son frère Naucratios dirigeait sur l’autre rive un hospice pour vieillards (il mourra d’un accident de chasse). C’était l’idéal d’Eusthate de Sébaste que cherchait à réaliser la famille de Basile.
Basile entreprit un voyage de deux ans parcourant l’Orient, à la recherche de maîtres d’ascétisme. Puis il revint dans la région du Pont et s’établit à Annesi aux portes de Néocésarée dans un lieu sauvage. Il y vivra cinq ans, c’est de là qu’il écrit à son ami Grégoire la fameuse Lettre 2 (premier essai de programme de vie ascétique). Grégoire viendra le rejoindre quelque temps et collationnera avec lui des textes d’Origène. Basile mène avec des compagnons la vie cénobitique conforme à l’idéal évangélique organisant une vie de prière, d’étude et de travail manuel.

4. Le collaborateur de l’évêque Eusèbe

Basile, qui déjà était lecteur, est ordonné prêtre en 364 par l’évêque Eusèbe de Césarée. À la suite d’une brouille avec l’évêque que l’on suppose avoir été jaloux, il retourne à sa solitude mais l’évêque Grégoire de Nazianze, père de son ami Grégoire déjà prêtre depuis deux ans, et l’évêque Eusèbe lui-même le rappellent à Césarée car « la vérité est en péril ». L’empereur Valens élu en 364 est arien et il est urgent de s’opposer aux évêques ariens de la suite de Valens. Basile se fait le collaborateur dévoué d’Eusèbe tant dans les luttes doctrinales que dans sa charge pastorale.
En 368, la famine désole la Cappadoce. Basile vend ses terres et distribue des vivres au peuple, aux enfants tant juifs que chrétiens. Voici un extrait d’une homélie prononcée alors :

« Si ta subsistance se réduit à un seul pain, et qu’un pauvre se tienne à ta porte, tire de ton garde-manger cet unique pain et le prenant dans tes mains, élève-le vers le ciel et dit : « Seigneur, le pain que tu vois est le seul qui me reste et le péril est manifeste. Mais je fais passer ton précepte avant mes intérêts et, de ce peu, je donne à mon frère qui a faim, donne, toi aussi, quelque chose à ton serviteur en péril. Je connais ta bonté, je me confie en ta puissance, je sais que tu ne diffères pas longtemps tes bienfaits mais que tu les répands quand tu veux ! » Homélie 8, en temps de sécheresse et de famine.

Basile réforme aussi la liturgie de Césarée.

5. L’épiscopat

En 370, l’évêque Eusèbe meurt et Basile lui succède dans sa charge malgré une vive opposition que dissipe le vieil évêque Grégoire de Nazianze. Basile multiplie les démarches, en pleine crise arienne, pour l’unité de l’Église.

« Les factions hérétiques sont en train de piétiner l’Église ». Lettre 19

« Toute l’Église se désagrège, elle se déchire partout comme un manteau usé ». Lettre 82 à Athanase

Il continue de vivre en ascète : deux disciples d’Eusthate lui sont prêtés comme « garde sainte de son âme », secours fraternel et signe de communion dans la charité.
À l’Épiphanie de 372 se place l’entretien célèbre où Basile s’oppose au préfet Modeste qui exige, au nom de l’empereur que Basile renonce à la foi de Nicée et répudie le mot consubstantiel(homoousios). C’est vers la même époque que Basile eut à subir les soucis et les vexations que lui causèrent le partage de la Cappadoce. C’est à la suite de ce morcellement qu’il nomme son frère Grégoire évêque de Nysse et son ami Grégoire qui le prendra très mal, évêque de Sasimes. En 374, Basile peut inaugurer le quartier épiscopal, cité de la charité (hospice, hôtelleries, léproserie) qui fut nommé au Ve siècle la Basiliade. « L’idée d’hospitaliser les étrangers et les pauvres n’était pas nouvelle. Dès le règne de Constantin, on signale des xénodochia (hôtels pour étrangers) fondés dans la capitale. Julien dans son désir de rivaliser avec les « impies galiléens » (les chrétiens qu’il nommait ainsi) voulait avoir des refuges et des hospices ».
Basile fut calomnié dans sa foi. À Rome, le pape Damase le soupçonnait d’hérésie.

« La dépression que tout ceci m’occasionne est la cause principale de mon mauvais état de santé. Mon indisposition revient continuellement en raison de l’excès de ma peine. Lettre à Eusèbe de Samosate

« Puissé-je enfin me trouver en face d’une accusation et non d’une diffamation ! » Lettre 204

C’est pour se défendre et proclamer sa foi que Basile écrit le Traité du Saint-Esprit. En 375, il consomme sa rupture avec l’évêque Eusthate de Sébaste. En 378, l’empereur Valens meurt et la fin de la tyrannie arienne est proche. Mais Basile meurt peu après, le 1er janvier 379, en prononçant ces mots : « Seigneur, je remets mon âme entre tes mains ».

 

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Les 9 et 10 novembre, FÊTE PAROISSIALE :

NB : Ce compte-rendu est le témoignage de personnes directement associées aux célébrations des 9 et 10 novembre à la paroisse de Rennes et présentes sur place sur la totalité des celles-ci. Nous espérons que les lecteurs sauront valoriser l’information de proximité.

La paroisse a fêté, comme chaque année, les deux saints à la protection desquels elle est confiée, saint Nectaire d’Égine et saint Jean de Cronstadt, deux saints de notre temps dont l’office a pu souligner à quel point les cheminements respectifs présentaient des traits communs, comme autant de ressources pour notre communauté de fidèles et pour l’Église aujourd’hui.
Samedi 9, à 18h, les grandes vêpres, enrichies d’une litie, ont permis d’associer l’invocation à ces saints, « luminaires pour l’Église », à la proclamation dominicale de la Résurrection. Le lendemain dimanche s’est ouvert par un office de matines dont les hymnes reflètent la vie et l’enseignement des deux saints. C’est au cours de cette célébration que s’est effectuée l’entrée de Mgr Maxime de Mélitène, venu honorer cette fête paroissiale de sa présence.
Il a présidé la divine liturgie, entouré par le Père Yannick Provost, recteur de la paroisse, et par le diacre Théophile Vitalis. La célébration, principalement en français, a cependant alterné avec des parties en grec. Le tropaire à saint Nectaire a d’ailleurs été chanté en grec et en arabe, au milieu de nombreux fidèles de toutes origines.
Mgr Maxime, intervenant en anglais, s’est adressé à l’assemblée à la fin de la liturgie dans le cadre d’une monition au cours de laquelle il est revenu sur les épreuves subies par saint Nectaire qui dut quitter Alexandrie pour revenir en Grèce, suite aux accusations calomnieuses dont il fut l’objet. Mgr Maxime, avec un à-propos spirituel remarqué, a rappelé que Nectaire, plutôt que de répondre à ses accusateurs avec les moyens du monde, qui eussent aussi été les armes du démon, avait choisi le silence et l’humilité, préférant par là la voie de l’Évangile. Au moment de donner la bénédiction, Mgr Maxime a transmis les salutations de Mgr Emmanuel, empêché pour raison de santé. Des vœux de longues années ont conclu la célébration.
Après le café et les agapes, Mgr Maxime, répondant aux questions des fidèles, a d’abord évoqué les noms des sièges épiscopaux donnés aux évêques du Patriarcat de Constantinople. Pour sa part, il se réjouit que plusieurs évêques des premiers siècles dont le siège était à Mélitène (aujourd’hui Malatya, principalement musulman) aient été canonisés. Il a ensuite étendu sa réponse en la reliant aux problématiques de coexistence avec les évêchés catholiques romains et de nouveaux territoires sur lesquels l’Église ancienne n’était pas encore implantée. Ensuite, il a développé le lien entre les traditions, parfois extra-liturgiques, propres à chaque groupe ethnique du fait de ses origines, et l’appartenance à l’Eglise Une, s’appuyant notamment pour cela sur son expérience pastorale aux USA. Sans sous-estimer l’importance des premières, qui peuvent subsister deux ou trois générations dans des communautés issues de l’immigration, et qui peuvent s’exercer dans le cadre d’associations culturelles, il a affirmé que l’avenir de l’Orthodoxie devait se trouver dans l’implantation locale actuelle, c’est-à-dire là où l’Orthodoxie est déjà présente. Mgr Maxime a regretté que les évêques soient parfois plus attachés à ces questions ethniques que les fidèles eux-mêmes.
A partir de là, il a conclu sur le souhait du Patriarcat de voir progressivement se généraliser, au moyen de l’autocéphalie, cette implantation de l’Église locale. Puisque le Concile de Crète (2016) qui aurait pu régler cette question quant à l’adoption de procédures admises par tous, n’a pas permis ce développement, plusieurs Églises n’ayant pas voulu y participer, dont celle de Moscou, Mgr Maxime a réaffirmé le rôle premier que devait jouer le Patriarche de Constantinople par rapport à l’ensemble des Églises, en attendant qu’un Concile se saisisse de ces questions. Il a comparé ce fonctionnement à celui d’un monastère, dans lequel tous les membres sont également moines, mais où l’higoumène jouit d’une capacité particulière dans l’application de la règle.
Mgr Maxime devant rentrer à Paris, il a quitté la paroisse rennaise vers 15h.
S’est alors déroulée l’assemblée générale extraordinaire qui avait été convoquée pour cette date et portant comme ordre du jour principal la révision des statuts de l’association cultuelle.
Outre une mise à jour rendue nécessaire par l’évolution de la composition des membres de laparoisse, qui a fait l’objet d’un vote global unanime, un vote séparé a eu lieu quant au maintien de la paroisse au sein du Patriarcat de Constantinople et donc au remplacement de la mention de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, 12, rue Daru 75008 Paris, par celle de la Métropole Orthodoxe de France 7, rue Georges Bizet 75116 PARIS.
L’assemblée générale extraordinaire, dont le procès-verbal est consultable via ce lien, s’est terminée, après diverses remarques, à 16h.

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Comme chaque année, la paroisse orthodoxe de Rennes saint Nectaire d’Égine (+1920) et saint Jean de Cronstadt (+1908), célèbrera sa fête paroissiale en l’honneur de deux saints du 20e siècle (canonisés, pour le premier en 1961 et, pour le second, en 1964-1990), sous la protection desquels elle est placée. Si l’un et l’autre proviennent d’horizons différents, les deux sont bien
complémentaires.
Voulant honorer à égalité ces deux saints, fêtés respectivement les 9 novembre et le 20 décembre, cette fête est traditionnellement placée en novembre, du fait, le mois suivant, de la proximité de la Nativité du Seigneur et du carême qui précède cette solennité.
On trouvera, via les liens sous les icônes, une présentation de la vie de chacun de ces saints.

            St Nectaire d’Egine                                                Saint Jean de cronstadt

                                   

 (texte complet, ici)                                                        (TEXTE COMPLET, ICI)
  

Tropaire à saints Nectaire et Jean – ton 3

Vous avez trouvé la foi véritable, trois fois bienheureux Nectaire et Jean, Colonnes de l’Orthodoxie apparues en nos temps, vous avez brillé de l’Orient à l’Occident, pères saints, suppliez Dieu de nous accorder Sa grande miséricorde. 

Kondakion à saints Nectaire et Jean – ton 3

Le Seigneur en ces derniers temps nous a envoyé Nectaire et Jean, pour paître le troupeau, ramener les brebis égarées ; chantres de la Trinité, vous l’avez glorifiée, maîtres de piété, vous nous avez édifiés, aussi nous vous chantons : Réjouissiez-vous, ô Père saints.

                                                   

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« Le Seigneur nous appelle tous, par l’incorruptibilité de son bon pasteur,

à rester les enfants fidèles de l’Église orthodoxe ».

Samedi 12 et dimanche 13 octobre, la paroisse commémorera, en plus de la Résurrection du Seigneur et les Pères du 7e Concile œcuménique, la mémoire de saint Alexis d’Ugine (1867-1934).

Placée sous la protection de deux saints du 20e siècle, la paroisse est également sensible au témoignage de ce grand saint, assez proche chronologiquement et géographiquement. D’autant que s. Jean de Cronstadt, que s. Alexis a rencontré, a eu une influence déterminante sur son cadet.

                                    

Nous vous proposons de retrouver une présentation complète de son existence terrestre via ce lien.

Voici le début de cette présentation.

Alexis Medvedkov naît le 1er juillet 1867 dans un village du nord de la Russie, Fomistchevo, dans le district de Viazma. Jean Medvedkov, son père, est prêtre de campagne et sa mère s’appelle Léonille. Très tôt après la naissance d’Alexis, le père Jean meurt : la famille se retrouve dans la misère. C’est ainsi que grandit l’enfant de Dieu, apprenant la patience dans les difficultés de la vie dès son plus jeune âge.

Comme tous les fils des membres du clergé de l’époque, il suit d’abord le cursus de l’école ecclésiastique, puis il étudie au séminaire de Saint-Pétersbourg. Il en sort en 1889, sans avoir au demeurant révélé de très brillantes capacités. Il n’a jamais eu d’autre perspective pour son avenir que celle du sacerdoce. Aussi, à la fin du séminaire, la question de la prêtrise se dresse devant lui avec force. Or la crainte de Dieu qui l’étreint et la conscience de son indignité l’empêchent de faire le pas décisif. En attendant, pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa mère, il cherche une place de premier chantre dans une église de la région. En effet Dieu l’a doué d’une oreille musicale et d’une belle voix de basse. Il doit accomplir de nombreuses démarches avant d’aboutir enfin à l’église de Sainte-Catherine, sur l’île Vassilievsky, où il reçoit la charge de lecteur. Là, il sert l’Église pendant environ cinq ans. C’est à cette même époque qu’il se marie.

La douceur et la modestie du lecteur Alexis attirent à lui l’affection et l’amitié de ceux qui l’entourent. Beaucoup le pressent de recevoir le sacerdoce. Lui-même, depuis toujours, nourrit ce désir, cependant la grandeur et la sainteté de ce chemin effraient encore le futur pasteur. Finalement, il décide de s’en ouvrir au père Jean de Cronstadt, dont l’influence spirituelle s’étend sur toute la Russie. Le peuple vient en foule pour le voir, lui demander conseil, se confesser et se faire guérir. Alexis aussi a une profonde vénération pour le père Jean et assiste volontiers à ses liturgies inspirées. Leur rencontre se révèle décisive : le saint pasteur de Cronstadt écoute Alexis, l’incite à aller de l’avant et l’encourage : « C’est une bonne chose que tu aies la crainte de Dieu ». Alexis formule donc sa requête auprès du Métropolite Palladius de Saint-Pétersbourg et Ladoga. Il devient diacre la veille de Noël 1895 et deux jours après, en la synaxe de la fête de la Mère de Dieu, il est ordonné prêtre. Il a alors vingt-huit ans. Le 2 janvier 1896, son Métropolite lui assigne la paroisse de la Dormition de la Mère de Dieu à Vrouda, situé à 95 kilomètres de Saint-Pétersbourg.

(texte complet, ici) 

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Chers Frères et Sœurs en Christ,

Chaque 1er septembre, nous célébrons le début de l’année liturgique. Ce qui donne à l’Église et aux fidèles l’occasion à la fois de rendre fidèlement grâces à Dieu pour sa Création, et de continuer à invoquer le Créateur pour la protection de celle-ci.

Cette année, compte tenu des circonstances présentes, un appel émanant de jeunes orthodoxes nous demande un effort de ferveur dans notre prière à cette occasion. (voir document ci-joint)

Nous demandons donc à toutes celles et tous ceux qui le peuvent et le souhaitent, de s’unir dans la prière, où qu’ils ou elles soient, dimanche 1er septembre, en utilisant le texte ci-dessous, que l’on peut par exemple faire précéder du Psaume 103, qui ouvre habituellement la célébration des vêpres.

Bien fraternellement en Christ,

+ Père Yannick

Document joint (cliquez pour ouvrir le document : « lettre ouverte »)

Prière pour la Terre

Béni es-tu, Seigneur, Dieu tout-puissant, qui as créé le ciel et la terre avec toute leur splendeur, qui as illuminé le jour par la clarté du soleil et la nuit par les lueurs du feu, Créateur de toute chose, tu as façonné l’homme à partir de la terre et tu ne l’as pas abandonné malgré sa trahison, mais tu l’as recréé par le sang précieux de ton Fils unique !

Regarde du haut du ciel, Dieu, et entends les gémissements de la Terre : arbres et buissons disparaissent, animaux et oiseaux s’éteignent à cause des iniquités des humains. C’est pourquoi, nous nous prosternons devant toi avec contrition et nous te supplions : ne laisse pas le monde sombrer dans la destruction, ne nous abandonne pas malgré nos iniquités, mais incite les fils des hommes, pleins de déraison, à la conversion et accorde-leur le salut, ainsi qu’à toute la création qu’ils tiennent sous leur domination.

Béni es-tu, Seigneur, qui, du temps de Noé, as lavé le péché des hommes par l’eau, donne-nous les flots des larmes pour purifier nos immondices et nous détourner des actes mauvais, de la cupidité et de l’injustice, afin que nous soyons de dignes intendants de ton patrimoine.

Béni es-tu, Seigneur, Dieu tout-puissant, qui, du temps de Lot, as consumé les impuretés de Sodome et de Gomorrhe et as purifié la Terre promise, suscite la conversion des esprits et des cœurs rebelles et pervers, afin qu’ils découvrent ta voie.

Béni es-tu, Seigneur, Dieu tout-puissant, qui, par la venue de ton Fils bien-aimé, as renouvelé et purifié toute la création ! Accorde aux hommes la foi, afin qu’ils puissent te rendre grâce, à toi, à ton Fils unique et à ton Esprit Consolateur et que les humains, tous les êtres vivants et les éléments de l’univers glorifient le Nom vénérable et magnifique de la Sainte Trinité, pour les siècles des siècles. Amen.

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Nous vous remercions de prier le Seigneur, ami des hommes, d’accueillir dans sa demeure l’âme de sa servante défunte  Anastassia Roberti et la fasse reposer avec les justes, là où il n’y a ni douleur, ni tristesse, ni gémissement, mais la vie éternelle. 

En Christ,

                                          

                        Un office de pannychide sera célébré autour du corps de Stassia à l’église,                            le  mercredi 21 août à 18h.

Jeudi 22, l’église sera ouverte de 16h à 19h pour celles et ceux qui souhaitent venir prier autour du corps de Stassia
 
Un office de Pannychide sera célébré vendredi 23 à 18h00
 

La Divine Liturgie sera célébrée samedi 24 août à 9h, suivie des funérailles à 10h.

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Cliquez sur les images pour avoir le texte entier


Week-end de prière et de formation au chant liturgique orthodoxe à Rennes

« Voyez qu’il est bon, qu’il est doux, d’habiter en frères tous ensemble » dit le Psalmiste. Ce cantique des degrés (Ps. 132, 1) semble tout indiqué pour qualifier, en ce 4e dimanche de Carême, alors que l’Église fait mémoire de saint Jean … de l’Échelle, le weekend de formation au chant liturgique qu’ont généreusement animé Natacha et Elie Korotkoff, chefs de chœur de la paroisse de Colombelles (Calvados).

Le programme consistait d’une part à assurer les offices de samedi et dimanche mais surtout préparer ceux qui seront proposés à Rennes pour la Semaine sainte et Pâques. Des vêpres priantes ont donc été célébrées le samedi, de même que, le dimanche matin, un fervent office des typiques, auquel ont d’ailleurs pu assister quelques paroissiens venus prier pour l’occasion. De quoi rappeler que le patrimoine de l’Église appartient à tous et n’est pas qu’une affaire de spécialistes.

Si le travail a été des plus sérieux, la bonne humeur n’a jamais quitté le groupe. Un déjeuner fraternel, où chacun avait préparé pour tous des recettes choisies, a d’ailleurs permis dimanche d’approfondir les contacts.

Renouvelons à Natacha et Elie nos remerciements pour leur disponibilité et leur sens pédagogique. Sachons également rendre grâces pour tous ces partages dont chacun a pu profiter et qui nous ont déjà placés concrètement dans la montée vers Pâques.

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Discours catéchétique en ouverture du Saint et Grand Carême 2019 de Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique Bartholomée

 

Par la grâce de Dieu dispensateur de tout bien, nous sommes parvenus encore une fois au saint et grand Carême, l’arène des combats ascétiques, pour nous purifier dans la prière, le jeûne et l’humilité avec la coopération du Seigneur ; pour nous préparer aussi à vivre en Dieu les saintes Souffrances et fêter la glorieuse Résurrection du Christ Sauveur.

Dans un monde marqué de multiples confusions, l’expérience ascétique de l’orthodoxie est un capital spirituel très précieux, une source intarissable pour y puiser la connaissance de Dieu et de l’humain. L’ascèse bénie, dont l’esprit imprègne tout notre mode de vie – « le christianisme est ascétisme » – n’est pas un privilège réservé à un petit nombre ou à des élus ; c’est un bien commun, une bénédiction commune et une vocation commune pour tous les croyants sans exception. Les combats ascétiques ne sont certes pas un but en soi ; le principe « l’ascèse pour l’ascèse » n’est pas valable. L’objectif est de transcender sa propre volonté et l’ « affection de la chair ». C’est recentrer sa vie, passer du désir et du « droit » individuel à l’amour « qui ne cherche pas son propre intérêt », conformément à l’exhortation biblique : « que nul ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui » .

C’est cet esprit qui prévaut dans la marche historique séculaire de l’orthodoxie. Dans le Nouvel recueil de citations de saintes moniales, on trouve une merveilleuse description de cet ethos qui renonce à « soi » au nom de l’amour : « Des ermites se sont présentés à sainte Sarah qui leur a remis un panier avec des aliments de première nécessité ; les pères ayant laissé tout ce qui était bon, n’ont mangé que ce qui était pourri. La vénérable Sarah leur a dit : « Vous êtes des vrais ermites » . Cette compréhension, cet usage sacrificiel de la liberté est étranger à notre temps qui assimile la liberté à des revendications individuelles et à l’insistance sur ses propres droits. Notre contemporain « autonome » ne mangerait pas les fruits pourris, mais les bons fruits et il serait certain que, de la sorte, il exprime sa liberté et en use de façon véritable et responsable.

Là réside la valeur suprême que représente pour notre contemporain la conception orthodoxe de la liberté. Il s’agit d’une liberté qui n’exige pas, mais partage, qui ne revendique pas, mais se sacrifie. Le croyant orthodoxe sait que l’autonomie et l’autosuffisance ne libèrent pas l’homme du fardeau qui le retient captif : l’égo, la réalisation par soi et l’autojustification. « C’est pour que nous soyons vraiment libres que Christ nous a libérés » ; or, la liberté mobilise les forces créatives de l’être humain, se réalise en tant que refus de se confiner, en tant qu’amour inconditionnel et communion de vie.

L’ethos ascétique orthodoxe ne connaît ni divisions ni dualismes ; il ne rejette pas la vie, mais la transforme. Le dualisme et le rejet du monde ne sont pas des conceptions chrétiennes. Le véritable ascétisme est lumineux et charitable. Ce qui caractérise la conscience de soi orthodoxe, c’est que la période du jeûne est imprégnée d’une joie faite de croix et de résurrection. Les combats ascétiques des orthodoxes, de même que notre spiritualité et notre vie liturgique, dans son ensemble, exhalent le parfum, rayonnent la lumière de la Résurrection. La Croix est au centre de la foi orthodoxe sans être l’ultime point de référence de vie de l’Église. Ce qui l’est, c’est la joie ineffable de la Résurrection dont la Croix est le chemin qui y mène. Il s’ensuit que, durant la période du grand Carême aussi, la quintessence vécue des orthodoxes demeure l’aspiration à la « résurrection commune ».

Vénérables frères et enfants dans le Seigneur, souhaitez et priez Dieu de nous assister, par l’intercession de la sainte Mère-de-Dieu et de tous les saints ; nous permettre de courir le long stade du saint et grand Carême de façon christique et agréable au Christ, pratiquant – dans la joie et l’obéissance à la règle de la tradition ecclésiastique – l’« épreuve commune » du jeûne destructeur des passions, assidus à la prière, aidant les souffrants et les nécessiteux, pardonnant mutuellement, et « rendant grâce en toute circonstance » , afin de vénérer dans la foi les « saintes, salvatrices et effrayantes Souffrances » et la Résurrection vivifiante de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ, à Qui appartiennent gloire, puissance et action de grâce dans les siècles des siècles. Amen.

Saint et Grand Carême 2019

† Bartholomaios de Constantinople fervent intercesseur devant Dieu de vous tous.

Discours catéchétique en ouverture du Saint et Grand Carême 2019 de Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique Bartholomée

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Semaine de l’unité des chrétiens 2019

mardi 22 janvier à l’église St Benoit (métro triangle) à 20h30

samedi 26 janvier à 18 h célébrations des vêpres orthodoxes – rue de la crèche

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Message de Noël 2018 de Son Éminence l’Archevêque JEAN de Charioupolis

cliquez sur lien pour lire le texte

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Questions à propos de la situation actuelle de l’archevêché, suite à la décision du Patriarcat (28/11/2018)

Réunion de la communauté paroissiale, samedi 8 décembre 2018, de 16h à 18h, avant l’office de vêpres.

Chers Frères et Sœurs en Christ,

Peut-être avez-vous entendu parler, d’une façon ou d’une autre, de la toute récente décision du  patriarche Bartholomée et du Saint-Synode de l’Église de Constantinople de mettre fin à l’existence de l’archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, archidiocèse auquel appartient notre paroisse rennaise.

Vous trouverez, pour votre information, en pièces jointes (cliquez sur les liens suivants) ,le communiqué du Saint-Synode ainsi que le communiqué du Conseil de l’archevêché.

Monseigneur Jean a invité tous les prêtres des paroisses dépendant de sa juridiction à le rencontrer le 15 décembre au siège de l’archevêché. Une Assemblée Générale est également prévue début 2019.

Je me propose de venir à Rennes le samedi 8 décembre afin de rencontrer tous les membres de notre communauté qui le souhaitent afin de compléter leur information et d’entendre les questions que chacune ou chacun peut se poser en la circonstance. Nous profiterions également de la présence de père Amfian, dans le cadre du service qu’il rend chaque mois à notre paroisse.

Le plus simple serait donc de pouvoir se réunir de 16h à 18h et de terminer ce temps d’échanges par la prière communautaire dans le cadre de l’office de vêpres.

Bien entendu, il s’agit d’un temps d’information et d’écoute mutuelle des interrogations que les uns ou les autres peuvent connaître, aucune décision ne pouvant être prise au niveau paroissial sans une Assemblée Générale.

Je ne doute pas que, malgré le court délai, mais compte tenu des enjeux, vous serez nombreux à venir à la paroisse samedi.

Si, pour quelque raison que ce soit, il vous était cependant impossible de venir à la paroisse ce samedi, je vous serai reconnaissant de bien vouloir me transmettre les questions dont vous aimeriez que je sois le porteur lors de la rencontre avec notre archevêque.

Bien fraternellement à chacune et chacun en Christ,

Père Yannick +yannick.provost@gmail.com + 06.08.54.72.96 + 02.98.90.53.98

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Cliquez sur l’image pour accéder au site

Message pastoral

de Monseigneur Jean de Charioupolis sur la situation des clercs et des fidèles face à « l’évolution des relations tendues entre les Eglises orthodoxes »

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Une prière pour l’unité de l’Eglise

Le bureau de l’archevêque de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale (exarchat du Patriarcat oecuménique) a publié le communiqué suivant :

« Nous vous informons que notre archevêché-exarchat relevant de la juridiction du Patriarcat oecuménique, est en pleine communion avec toute l’Église orthodoxe. En effet le Patriarcat oecuménique, n’a pas rompu la communion avec le Patriarcat de Moscou et continue de le mentionner selon l’ordre des diptyques.

Tous les fidèles orthodoxes, peuvent donc participer pleinement à la vie liturgique et sacramentelle dans nos paroisses.

Nous invitons tous les prêtres, diacres, moines, moniales et fidèles de notre archevêché-exarchat à prier pour l’unité de l’Église, et nous demandons aux prêtres de prononcer à haute voix à la fin de la litanie instante pendant la liturgie, la prière suivante inspirée de l’archimandrite Sophrony.

Prière pour l’unité de l’Église

Seigneur Jésus-Christ, Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde, donne-nous la force d’aimer comme Tu nous l’as commandé.
Lorsque Tu as dit à tes disciples : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés », et accorde-nous grâce et sagesse pour accomplir chaque jour ce commandement.
Par ton Saint-Esprit, donne-nous le courage de nous humilier les uns devant les autres, comprenant que celui qui aime davantage s’humilie aussi davantage.
Apprends-nous à prier les uns pour les autres et à porter les fardeaux les uns des autres avec patience. Par le lien d’un amour indéfectible unis-nous autour de nos vénérés patriarches et évêques comme les brebis dociles d’un seul troupeau autour de leurs pasteurs qu’elles aiment.
Donne-nous de voir en chacun de nos frères et en chacune de nos sœurs l’image de ton ineffable gloire, et de ne jamais oublier que notre frère est notre propre vie.
Et place-nous sous la protection de ta très sainte Mère, de ton précurseur Jean-Baptiste et de nos vénérables Docteurs, Pères et Confesseurs de la foi. »

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Nous vous demandons de bien vouloir prier pour le repos de l’âme du serviteur de Dieu, le lecteur Mathieu, notre chef de chœur, décédé brusquement dans la nuit du dimanche 16 septembre 2018, après qu’il eut célébré l’Exaltation de la sainte Croix du Seigneur au milieu de notre communauté qu’il a servie avec tant de générosité depuis des années. 

“Devant ta croix, nous nous prosternons, ô Maître, et ta sainte résurrection, nous la glorifions”

                                                                  

Décès du lecteur Mathieu

La paroisse des Saints-Jean-de-Cronstadt et Nectaire-d’Egine de Rennes vous demande vos prières pour le repos de l’âme du serviteur de Dieu le pieux lecteur Mathieu Broquerie, emporté lundi 17 septembre 2018 par une crise cardiaque à l’âge de 46 ans, après qu’il eut célébré avec la communauté la Liturgie du dimanche après la fête de l’Exaltation de la Croix. Ses funérailles ont eu lieu le vendredi 21 septembre suivant, en la clôture de cette fête.

Ordonné lecteur par Mgr Gabriel de Comane le 11 novembre 2007, Mathieu était aussi devenu progressivement chef de chœur en titre de la paroisse. Il était non seulement apprécié pour les nombreux services rendus depuis des années à l’église mais pour la façon discrète et paisible dont il entourait cette générosité. La qualité de son témoignage continuera d’éclairer et d’inspirer ses frères et sœurs en Christ comme elles constituait une évidence pour ses nombreux amis dans tous les domaines qui lui étaient familiers, dont la musique rock qu’il pratiquait avec autant de sincérité et d’authenticité à côté du chant liturgique orthodoxe. Vitrailliste, il avait offert à la paroisse un vitrail réalisé par ses soins, lequel perpétuera de façon parfaite son témoignage : posé avec simplicité dans un angle de l’église, il est tout entier transparence à la présence de la lumière du Christ.

« Bienheureux les cœurs purs car ils verront Dieu »

(Matthieu 5, 8)

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Voici le message de Pentecôte de Mgr Jean (en français et en russe)

cliquez sur l’image pour télécharger le texte


Père Jean ROBERTI Nous vous remercions de prier le Seigneur, ami des hommes, d’accueillir dans sa demeure l’âme de son serviteur défunt le père Jean Roberti et le fasse reposer avec les justes, là où il n’y a ni douleur, ni tristesse, ni gémissement, mais la vie éternelle. 

En Christ,

Les obsèques ont eu lieu le samedi 3 mars à 10 h à l’église.


 
 

Recteur : Père Yannick Provost

Pour tout renseignement concernant les offices et les baptêmes, mariages ou obsèquess, contacter

le père Yannick :  yannick.provost@gmail.com ou  tél : 06.08.54.72.96

Pour plus d’informations, voir la page : Organisation des offices

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La paroisse dépend de la Métropole de France du Patriarcat de Constantinople dont le métropolite est Mgr Emmanuel.

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Le Patriarche Bartholomée a son siège dans le quartier du Phanar à Istanbul (Turquie).

Epiphany 07 11

Site : patriarchate.org